Les Bongs en verre

Histoire et origine du Bong:

Il est appelé Bong toute pipe permettant de fumer en filtrant la fumée, la faisant passer dans l’eau sous forme de petites bulles.

Fermier fumant le Baung

Fermier fumant le Baung

Cette forme de consommation est très répandue aux États Unis, qui auraient importé cette technique avec les soldats de la guerre du Viet Nam. Il se dit que les paysans du continent asiatique, jusqu’en Thailande, fumaient dans des pipes fabriquées en bambou, qu’ils appelaient Baung, et les soldats mobilisés sur les bases de la région commencèrent à les utiliser aussi, adaptant le nom à la phonétique américaine, qui devint ainsi Bong.

D’autres pensent, de leur côté, que le premier Bong fut imaginé en Afrique, bien avant de devenir une méthode quotidienne en Asie; des vestiges archéologiques indiquant en effet que le cannabis était fumé par les africains bien avant l’arrivée du tabac sur leurs terres. Initialement, ils utilisaient des piles de charbons ardents dans des boites enterrées, le cannabis était alors placé sur la braise. Un trou dans le sol permettait, grâce à un tube, d’aspirer la fumée.

Des pipes en forme de tubes ont également été retrouvées lors de fouilles, proches d’un Chillum, comme un prototype de Bong primitif, ce qui poussa les archéologues à se questionner: pourquoi les africains utilisaient ils ce type d’instrument, alors qu’ils disposaient de pipes à eau apportées par les Arabes au 13º siècle? tout ceci indique que ces pipes faisaient partie de la culture de ces tribus, dans un cadre traditionnel. Pourquoi pense-t-on qu’ils fumaient de l’herbe et non du tabac? Simplement car des preuves matérielles tendent à démontrer que le tabac était mastiqué et sniffé, tandis que le cannabis était fumé. (Source: Le guide du Bong par Joserra de Cannabiscafe.net)

bambou

Bong en Bambou

Bongs en verre de borosilicate

Il existe des Bongs fabriqués en de nombreux matériaux, des plus traditionnels en bois, aux plus modernes en borosilicate, en passant par une gamme intermédiaire réalisée avec tous types de matériaux, comme le plastique ou le métal. S’il existe tant de choix, pourquoi les bongs en verre de laboratoire ont ils si bonne réputation, malgré leur relative fragilité? Pour plusieurs motifs: d’abord, le verre de borosilicate, aussi nommé verre dur, est le matériau avec lequel sont fabriqués les instruments de laboratoire, pour sa grande résistance à la chaleur et aux chocs; aussi l’épaisseur des pièces pourra varier de 0.3 à 0.7mm, nous gagnerons alors en résistance et en tranquillité, ces accessoires ayant une très longue durée de vie pour peu que l’on en prenne soin.

Ensuite, le verre est une matière totalement neutre, c’est à dire qu’il ne réagit pas à la chaleur, ne dégagera pas de particules, n’altérera pas le goût des herbes, et se nettoiera très facilement, étant des plus stériles. De cette façon, ceux qui se tourneront vers ce type d’instruments profiteront de saveurs très pures, surtout en le combinant à la vaporisation, ce qui permettra d’apprécier de façon plus précise les différents parfums de chaque variété qu’en les fumant. Au point de vue médicinal, il s’avère très utile pour ses caractéristiques mentionnées, permettant au patient d’être certain de ne pas inhaler d’autres substances ou particules indésirables, qui pourrait empirer son état ou interférer dans les bien faits espérés.

En troisième lieu, il est très facile à entretenir, avec de l’alcool et du sel, ainsi que des produits spécifiques à base d’agrumes, ou avec un dégraissant biodégradable de type KH7 et une brosse. N’importe laquelle de ces trois méthodes laisseront ces bongs comme neufs, avec peu d’effort. Finalement, parce que le bong est devenu une culture, née de l’artisanat; les pièces de la meilleure qualité sont fabriquées à la main et sont uniques, bien qu’elles fassent partie d’un lot d’accessoires ressemblants; les détails ne sont jamais les mêmes et tous jouissent d’une excellente qualité, en plus de présenter une personnalité propre qui nous captivera. Dans cette gamme on pourra différencier les pièces transparentes (ou de type scientifique) et celles de couleur, appelées heady glass.

Bongs Grace Glass:

Pièce de bong en verre coloré

Outre les artisans, il existe des entreprises qui se sont spécialisées dans le domaine en automatisant ce processus de fabrication, obtenant ainsi des pièces parfaites pour les non initiés, présentant un prix accessible et une qualité suffisante pour profiter d’un Bong satisfaisant. Certaines de ces entreprises se sont spécialisées pour ne produire que des bongs aux formes simples, de type tube, d’autres se lancent dans la fabrication de systèmes de filtrage complexes qui, manufacturés industriellement, sont hélas rarement d’une qualité suffisante pour une expérience agréable. Parmi cet océan de modèles et de fabricants d’accessoires du fumeur, (la majorité importés de Chine) apparaît Grace Glass, qui combine des systèmes de filtrage complexes avec une manufacture de qualité, à des prix des plus abordables. Aussi, sa finition avec des touches de verre coloré, translucide comme opaque, lui apporteront une note psychédélique. Voyons ensemble les différents systèmes de filtrage proposés et leur fonctionnement:

  • Tube d’immersion de la cassolette jusqu’à l’eau ou Downstem selon la terminologie anglo-saxone, micro perforée sur l’extrémité submergée. Ceci augmente la quantité de bulles produites, et favorise la filtration, le refroidissement et l’hydratation de la fumée ou vapeur.
  • Percolateur à bras, c’est à dire un compartiment dans le tube, qui incorpore jusqu’à 18 tubes avec un ou deux petits trous, de manière à forcer le flux à se diviser et ressortir sous forme d’un grand nombre de fines bulles. Certains modèles à dix bras sont doublés, soit l’un au dessus de l’autre, pour un plus grand parcours de la fumée ou vapeur et ainsi un meilleur filtrage. Les bongs à 18 bras, avec les tubes situés sur deux cercles concentriques, concentrent davantage le flux, ce qui produira beaucoup de bulles. Cela sera le cas du modèle G 302 de Grace Glass. Ceux à 16 bras sont répartis en 4 systèmes à 4 tubes, générant 4 sources de formation de bulles.
  • Percolateur en spirale, qui augmente le parcours du flux, le faisant remonter jusqu’au sommet de l’appareil pour ensuite passer à travers deux bras qui forment une spirale autour de l’axe central, avant de plonger dans l’eau. Ceci permettra de refroidir la fumée/vapeur grâce à l’air, et finalement avec l’eau, en augmentant la condensation et la rétention des particules. Nous parlons ici du Grace Glass Bong G 224.

Bongs Grace Ice

Aussi, ces systèmes de fin de circuit, en particulier le dernier percolateur, auront pour effet de concentrer la fumée ou vapeur, prenant de la densité, et augmentant ainsi l’intensité des arômes avant l’inhalation, la fumée est ralentie après ce long circuit pour améliorer la qualité du résultat final.

Finalement, en plus de tout le système de filtration, nous trouverons trois petites pointes dans le tube, (Ice Pinches) qui pourront soutenir quelques glaçons pour baisser la température au maximum. Et même s’ils peuvent paraître très psychédéliques et complexes, leur filtrage de qualité qui produit une fumée refroidie et hydratée permettra de minimiser les risques pour la santé, mais aussi d’optimiser les parfums de nos herbes préférées pour qu’elles expriment au mieux toutes leurs qualités organoleptiques.

Utiliser les Bongs avec du cannabis:

Dans l'atelier

Dans l’atelier

Nous avons ainsi constaté que les bongs en verre sont étroitement lié au cannabis, ayant été travaillés au fil des années pour permettre à chaque variété d’exprimer tout son potentiel organoleptique et psychoactif, en protégeant de nombreux points négatifs de la fumée. En ce qui concerne l’utilisation de bongs en combinaison avec un vaporisateur de marihuana, il faut tenir en compte que, sans combustion, il ne sera pas nécessaire de filtrer avec un percolateur, la vapeur ne présentant pas le moindre goût de brûlé.

Normalement, pour celui qui souhaite s’initier, les tubes simples sont les plus recommandés, sans système de percolation trop complexe (un seul voir aucun percolateur suffira) et d’un volume d’environ un demi litre seront largement satisfaisants pour faire ses premiers pas dans le monde des pipes à eau.

6 commentaires


6 comments on “Les Bongs en verre

  1. Brandouille

    Encore un chouette petit article de l’équipe d’Alchimia !!!

    Une petite question tout de même:

    Serait-il possible de détailler les « bienfaits » de la fumée des bong de celle des joints, ce n’est pas très clair ???

    Surtout qu’à l’époque où je fumais au bong (j’ai arrêté depuis 4 ans) je me suis plus ruiné la santé (gorge & poumons) qu’en ne fumant que des joints !!!

    Merci par avance et bonne continuation !!!

    1. Marcel

      Bonjour, le principal avantage du bong sera de réduire la température de la fumée, surtout en ajoutant des glaçons. Cette température moins élevée provoquera moins d’irritations.
      Le second avantage sera la filtration par l’eau, qui permettra d’éliminer une partie des polluants hydrosolubles. Pour cela le percolateur est une grande avancée, car il permet une beaucoup plus grande surface de contact entre la fumée et l’eau que les pipes à eau classiques, grâce aux nombreuses petites bulles.
      Il faut néanmoins savoir que le ratio THC/goudrons sera moins bon avec le bong qu’avec le joint.
      La combinaison vaporisateur/bong (vapobong) permettra par contre d’associer le meilleur des deux mondes, et sera donc un excellent choix pour la santé 😉

  2. Brandouille

    Merci à toi Marcel !!!

    Comme tjrs … précision, rapidité & courtoisie … t’es un chef, bravo !!!

  3. Tomz

    Content de voir que que l’on s’intéressent au bang!
    Effectivement, mieux vaut caler sa D dans un bang en verre que dans un vieux bang artisanal (Bouteille plastique, cloche fait avec un marqueur en alu, fuites …) c’est bien meilleur pour la santé !

    Les bang doubles chambres permettent de filtrer deux fois la fumée, et de minimiser encore les risques. Le mieux étant de remplir la première chambre avec de l’eau assez chaude (l’eau chaude retient plus de saloperies que l’eau froide, mais rend la fumée moins agréable) et la deuxième avec de l’eau bien froide, là c’est niquel!

  4. Peacrow

    Ouai la je te rejoins Tomz et pas en mal en plus! Attention tout de même au effet.

    Et comme toi je me demandais pourquoi il parle pas des bangs à double chambre ou pre-cooler? Peut être moins efficace que les percolateurs sa refroidit bien la fumé quand même!

    De plus je viens d’acheter un nouveaux gadget c’est un filtre à charbon actif pour bong qu’on place juste après la douille et je trouve sa plutôt efficace. Il faut mettre un filtre en verre dans la douille pour que les cendres ne tombe pas directement sur le charbon (gout funki sinon ^^) ou tiré tout doucement pour ne pas faire tomber les cendres. Mais sa filtre vraiment bien les rejets collants noirâtres créer par le mélange goudron eau avant quel atteigne celle-ci et le nettoyage du bang redeviens un plaisir. Le seul défaut de ce filtre c’est qu’il utilise le même procéder que pour filtrer les odeur d’une box à savoir le charbon actifs. Du coup lorsque l ‘on fume les saveurs sont atténuer surtout avec la bheu avec le kif c’est moins flagrant ont a encor un gout bien présent et il faut le changer de temps en temps. MAIS l’effet et la sensation sont quasiment les même pour beaucoup moins de nocivité!

    J’avais acheté un bong avec percolateur je ne c’est plus combien de bras mais je l’ai cassez, le verre n’était pas assez épais par endroit…5mm sur le papier sous marque de m**** rien avoir avec les marques citer dans l’article.Je pense donc m’acheter votre G 302 de Grace Glass pour tester l’aspiration à « l’américaine ».

    Donc au final je vais vous faire part du set idéale pour fumer un bong/bang de la manière la plus seine possible avec les accessoires disponible sur le marché de nos jour sans passé à la vapo ou vapobong (non combustion) qui sera toujours moins nocif mais la sensation est vraiment différente de la combustion pour ce qui ont comparé. Et pour ce qui ont déjà tester le set dite moi ce que vous en pensez:

    -douille avec filtre en verre
    -filtre à charbon
    -tube d’immersion classique pour le pre-cooler(non perforé pour la sensation de bulle)
    -pre-cooler
    -tube d’immersion perforé pour le filtrage dans le bang
    -et bien évidement le bang de taille 30-35 cm voir plus tout dépend de la capacité de chacun, l’épaisseur de verre 5mm minimum sinon c’est trop fragil! avec percolateur et système ice

    Si quelqu’un a des subjectivations à faire ou un autre conseil à donnez je suis preneur.

    A pluche et bonne continuation et rédaction à toute l’équipe pour sont travail sérieux.

  5. james

    manque plus que le piège a cendre , c’est idéal pour avoir une meilleur filtration est garder les bong propre .

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