Maladies du cannabis

Description et symptômes de différentes maladies qui peuvent affecter les plants de marijuana

Chenilles et plantes de cannabis

Une chenille aux couleurs vives

Une chenille aux couleurs vives

Pendant la saison de la culture de cannabis outdoor, de nombreux insectes se nourrissent hélas de nos plantes.

Nous nous intéressons ici à l’un des prédateurs les plus voraces qui attaquent les plantes de cannabis, les abîmant à tel point que les fleurs récoltées pourront être impropres à la consommation: les chenilles.

Qu’est ce qu’une chenille?

Les chenilles sont les larves des insectes de la famille des lépidoptères, plus connues après leur métamorphose sous le nom de papillons. Il existe de nombreuses espèces de papillons que l’on pourra trouver dans le monde entier, et donc d’innombrables variétés de chenilles aux couleurs et tailles différentes, qui présenteront toutefois quelques caractéristiques communes, comme le corps segmenté, les 6 pattes ou les crochets des pseudo pattes.

Avant de rencontrer une chenille sur nos plantes de cannabis, nous aurons pu observer un papillon se poser sur les feuilles ou les fleurs les plus hautes. Le papillon déposera généralement ses œufs avant la saison hivernale, ces œufs écloront lorsque les températures seront plus adaptées, soit en fin d’été lorsque la chaleur est encore suffisante. Ainsi, ces œufs sont déposés, mais nous aurons le temps de les détecter avant leur éclosion, qui doit réunir des conditions favorables. Lire plus à ce propos …

Publié dans la catégorie Maladies du cannabis le 24 septembre 2013

Pythium et cannabis

Les variétés de marihuana partagent beaucoup de maladies et d’invasions de nuisibles qui affectent également d’autres types d’espèces végétales. Elles peuvent varier selon les conditions de culture et la région où elles vont
être cultivées.

Champignons sur une plante de cannabis

Champignons sur une plante de cannabis

La production agricole massive et son agro-technologie ont été la cause de la prolifération des nombreux agents pathogènes et des différents parasites qui attaquent les champs horticoles de toute la planète. L’usage de pesticides et de fongicides ont transformé les méthodes et techniques pour réaliser des cultures en agriculture conventionnelle. Connaitre les différentes épidémies et maladies qui envahissent les cultures de cannabis vous apportera une connaissance supplémentaire qui vous aidera à identifier n’importe quelle attaque et vous permettra de la combattre efficacement.

Comment agit le Pythium sur les plantes de cannabis?

Nous le connaissons comme Pythium, mais en réalité il s’agit d’un groupe de champignons radiculaires.

Ils appartiennent à une famille appelé Mastigomycotina Oomycetes, son nom scientifique est, Peronosporales Pythiaceae Pythium spp. Les espèces les plus communes sont; Pythium aphanidermatum., Pythium ultimum., et Pythium debaryanum. Ce champignon peut proliférer avec une extrême facilité en pépinière, culture de cannabis en intérieur ou sous serre. Affectant différentes zones, ce champignon peut être la cause de la perte totale de la production de la culture. Nous pouvons trouver deux attaques bien distinctes.

Attaque pré-émergente : Cela se produit durant le processus de germination avant que la graine n’ait germée. Durant ce processus le champignon profite de l’hydratation de la graine pour s’introduire à l’intérieur de cette dernière et l’infecter. Cela diminue le taux de germination, arrivant même à empêcher la germination totale des graines utilisées. L’attaque dépend des conditions environnementales lesquelles peuvent être très variées.

Attaque post-émergente: Cette attaque se produit sur le tronc de la plante ou l’on peut observer un rétrécissement au niveau du cou en contact avec le substrat. La prolifération du mycélium sur ces zones des cellules se fait en s’alimentant de ses contenus. Lire plus à ce propos …

Publié dans la catégorie Maladies du cannabis le 19 mars 2013

La pourriture grise des buds (Botrytis Cinerea)

Qu’est ce que le Botrytis?

Botrytis Cinerera

La pourriture grise (Botrytis Cinerea) est un champignon pathogène capable d’attaquer plus de 225 variétés de plantes, dont la marijuana. Il s’agit hélas de la moisissure la plus souvent rencontrée dans les cultures, que ce soit en intérieur, sous serre ou en extérieur, principalement durant les étapes de fin de floraison et de séchage.

Le paramètre le plus important pour le Botrytis est l’humidité, qui est indispensable à son développement. Plus l’hygrométrie sera élevée et plus les risques seront donc importants!

La température idéale pour le développement du Botrytis se situe entre 17 et 25ºC, bien que des attaques soient aussi possibles sous des conditions plus chaudes. Un grand écart de température entre le jour et la nuit favorise également cette moisissure, car une diminution rapide de la température en fin de journée provoquera une forte augmentation de l’humidité ambiante.

Champignon Botrytis Cinerea

Botrytis Cinerea est un champignon capable de coloniser les tissus végétaux sains des plantes (parasitisme), ceux déjà infectés (opportunisme), ainsi que les tissus morts (saprophytisme).

En extérieur le Botrytis provoque de très gros dégâts, surtout sur les récoltes les plus tardives. En automne, les nuits qui deviennent plus fraîches et les pluies plus fréquentes favorisent fortement son développement.

Les spores de ce champignon, disséminées très efficacement par le vent, sont capables de rester en dormance plusieurs années dans le sol ou l’environnement, jusqu’à ce que les conditions lui soient favorables. Lire plus à ce propos …

Publié dans la catégorie Maladies du cannabis le 27 août 2012

Les tarsonèmes et le cannabis

Que sont les tarsonèmes?

Tarsonèmes (adultes et oeufs)

Les tarsonèmes (Phytonemus Pallidus ou Steneotarsonemus Pallidus) sont des micro-acariens, quasiment invisibles à l’œil nu (0.2 mm), de couleur transparente à jaunâtre, qui provoquent de gros dégâts sur de nombreuses plantes, et en particulier sur le cannabis, que ce soit en intérieur ou en extérieur.

Supportant très mal la lumière (lucifuges) ainsi que la sècheresse, ces acariens ont besoin d’une humidité élevée, et se cachent donc au cœur des plantes, des bourgeons, des feuilles naissantes, de l’apex, et des calices. Les tarsonèmes se déplacent aussi très rapidement, c’est pourquoi ils sont très difficiles à observer, même à l’aide d’un microscope de poche.

Tarsonèmes, mâle et femelle

Les adultes vivent entre 5 et 15 jours, et chaque femelle pondra 30 à 75 oeufs durant cette période.

A cause de leur très petite taille, les tarsonèmes peuvent envahir vos cultures de nombreuses façons, en étant transportés sous vos chaussures, sur vos vêtements, cheveux, animaux domestiques…. des micro-acariens peuvent aussi voyager accrochés à certains insectes volants (aleurodes..).

Certaines plantes comme la vigne sont connues pour être très sensibles aux tarsonèmes, il faudra donc être très vigilant si vous avez de la vigne à proximité de vos plantes de cannabis. Lire plus à ce propos …

Publié dans la catégorie Maladies du cannabis le 14 juin 2012

Oidium et le cannabis

Depuis quelques années, les plantes de cannabis deviennent de plus en plus sensibles à l’attaque d’un champignon apellé Oïdium. Ce champignon ressemble fortement à des cendres soupoudrées sur la plante.

L’Oïdium fait partie de la famille des érysiphacées. Ce champignon attaque les parties aériennes de la plante et provoque une maladie caractérisée par l’apparition d’une poussière blanchâtre sur les feuilles et les têtes.

Bien que l’infection soit relativement facile à traiter, elle peut causer de graves dégâts pouvant détruire complètement votre culture si elle n’est pas traitée rapidement.

Dans un premier temps, le champignon se développe sur les feuilles pour ensuite coloniser les tiges, les troncs et finalement les têtes en détruisant complètement la résine. La marijuana est totalement inapte à la consommation vu que les spores de ce champignon son une matière solide et si fine qu’elle serait absorbée en l’inhalant.

Tête infectée par l'oïdium

Tete infectée par l'oidium

L’Oïdium attaque aussi bien la culture interieur, la culture exterieur et même sous serre. Il se propage plus facilement quand les variations d’hygrométrie sont brusques, chose commune dans les cultures d’intérieur et sous serre. En extérieur, ce fléau est saisonnier et se développe plus généralement au printemps et à l’automne.
L’Oïdium est un champignon microscopique facile à diagnostiquer. Il se manifeste en forme de poudre ou cendre très typique qui peut être confondue avec de la poussière sur les feuilles et les tiges. La seconde étape de cette maladie affecte les feuilles qui deviennent d’une couleur jaunâtre et finissent pas sécher.
Ce parasite est un champignon externe et son  fonctionnement est similaire à celui de certains  insectes  qui sucent la sève. Il est transporté par le vent et quand il se pose sur les feuilles, il forme une petite racine qui absorbera les nutriments de la plante.

L’oidium dans la culture interieur

Dans les cultures d’intérieur, comme nous l’avons dit précédemment, l’Oïdium est une maladie  de plus en plus fréquente et dans certains cas, il est nécessaire de prendre les devants avec des mesures préventives dès le début de la culture. La meilleure façon d’éviter les risques est de contrôler le climat dans notre espace de culture. Il est recommandé d’éviter que l’humidité relative de notre lieu de culture dépasse les 65% et ne soit pas en dessous des 40%. Pour cela, il sera peut être nécessaire d’avoir en sa possession un humidificateur pour éviter que l’humidité ne descende pas trop avec la chaleur quand les lampes sont allumées. Pour éviter l’excès d’humidité, nous nous assurerons d’avoir une bonne ventilation et un bon renouvellement d’air pour empêcher la condensation provoquée par la respiration des plantes de cannabis. Dans certains cas, il n’est pas inutile d’avoir un déshumidificateur pour éviter les hausses. Lire plus à ce propos …

Publié dans la catégorie Maladies du cannabis le 25 septembre 2010

Araignée rouge

Araignée rouge (Tetranychus urticae)

Connu dans le monde du cannabis et dans le jardin en général comme un parasite. Les araignées rouges, de 0,5 millimètres à peine visibles à l’œil nu. Elles ont tendance à s’installer sur l’envers des feuilles (le dessous). Pas facilement discernable à l’oeil nu, c’est pourquoi la première chose que nous percevons sont les symptômes.

Comme détecter les symptomes d’une invasion d’araignées rouges?

Les symptomes se manifestent d’abord par quelques points blancs comme des coups d’épingle, qui s’accumulent le long de la nervure principale des feuilles et peut même provoquer une décoloration de celle-ci à une couleur vert grisâtre. Ce serait la première étape de la lutte antiparasitaire.

Feuille avec des signes clairs d'une attaque d'araignée rouge

Feuille avec des signes clairs d'une attaque d'araignée rouge

Dans la deuxième étape, les feuilles se décolorent complètement et peuvent même tomber, c’est pendant cette deuxième étape que nous percevons parfaitement les toiles très fines sur la face inférieure des feuilles.

La dernière phase de la colonisation est le moment où les plantes sont complètement couvertes par des toiles d’araignées rouges et provoque la mort de la plante.

Invasion d'arraignées rouge dans toute sa splendeur

Invasion d'arraignées rouge dans toute sa splendeur

Comment, quand et pourquoi déclanche-t-elle ce fléau sur la marijuana?

L’araignée rouge dans la culture extérieur:

Dans la culture en extérieur(Outdoor), l’araigné rouge attaque surtout les plantes de marijuana qui ont souffert de plus ou moins longues périodes de sécheresse et sont soumises à des températures élevées et avec de très faible taux d’humidité. L’état idéal de développement de l’araignée est dans un climat chaud et sec. C’est pourquoi nous trouvons ce problème notamment pendant les mois de Juillet et Août. Ce sont les mois où l’on rencontre naturellement les meilleures conditions pour la propagation du ravageur. Si nous ajoutons à ces conditions météorologiques, une petite plante dans un petit pot avec un arrosage insuffisant ou irrégulier, nous avons le cocktail parfait pour la diffusion de l’araignée. Lire plus à ce propos …

Publié dans la catégorie Maladies du cannabis le 17 juin 2010

Thrips

Les thrips dans les cultures de cannabis

Les thrips adultes ont une forme allongée, les femelles mesurent 1,2mm et les mâles 0,9 mm.
Ils possédent deux paires d’ailes repliées sur le dos en position de repos. Le oeufs sont réniformes,
de couleur blanche, translucides, mesurent environ 200 microns et se trouvent incrustés dans les tissus végétaux.

thrip sur une feuille de cannabis

thrip sur une feuille de cannabis

Les thrips font partie des nuisibles les plus courants dans les cultures,  spécialement dans les cultures de cannabis indoor et dans les serres, bien que les cas de contamination dans les cultures extérieures soient de plus en plus fréquents.

Les thrips sont les plus petits insectes volants qui existent ce qui facilite leur contagion.

De toutes les variétés de thrips, la Frankliniella Occidentalis ou Thrip occidental des fleurs est celle qui attaque les plante de cannabis. Cette espèce est originaire de Californie et a été introduite en 1986 dans la péninsule ibérique, plus précisément dans la région d’Alméria, causant des dégats dans les cultures de coton.

Actuellement,  il prend une grande responsabilité si on se réfère aux dégâts occasionnées, principalement à cause de sa présence dans un grand nombre de cultures et de plantes adventices.  En ce qui concerne le monde cannabique, les  informations sur les premières contamination ont été rapporteés à la fin des années 90.

Les thrips en culture indoor

Attaque de thrips sur une feuille de marijuana

Attaque de thrips sur une feuille de marijuana

En culture indoor, une invasion de thrips n’est pas très agressive, mais reste très persistante. A l’égal des araignées rouges, le premier symptôme que nous pouvons observer sont les traces des piqûres sur les feuilles, qui dans le cas des thrips se présentent comme des minuscules galeries de 1 ou 2 mm où sont également pondus les oeufs. Lire plus à ce propos …

Publié dans la catégorie Maladies du cannabis le 8 juin 2010

La cochenille et le cannabis

La Cochenille est une invasion qui endommage les plantes de cannabis bien qu’elle affecte que très rarement la culture interieur. Nous la rencontrerons donc plus souvent dans les cultures extérieur.

cochenille cotonneuse

cochenille farineuse

Biologie de les cochenilles

Les Cochenilles se différencient car c’est une espèce qui généralement se caractérise par une coque protectrice de différentes couleurs et consistance suivant les espèces, ce qui rend plus difficile le traitement car il faudra donc trouver le bon insecticide.
Elles se nourrissent en plantant un aiguillon suceur sur les feuilles, les branches ou les têtes et absorbent la sève. Une partie de cette sève est déféquée de manière liquide sucrée (mélasse) qui peut provoquer l’apparition d’un champignon appelé Fumagine (champignon noir).
La plus courante chez nous est la cochenille farineuse.
Elles peuvent se développer sur une ou plusieurs générations durant l’année selon la région et le climat. C’est-à-dire qu’elles sortent d’un œuf sous forme de larve et se transforment en Cochenille adulte qui elle pondra de nouveau et ce phénomène se répètera 1, 2, 3 fois par an.
La cochenille farineuse est recouverte d’une sécrétion de cire blanche. Une femelle pond de 300 jusqu’à 500 oeufs dans un sac.

Après avoir pondu les œufs, ce qui peut prendre 5-10 jours, la femelle meurt.

Les jeunes cochenilles, qui sont très mobiles, se dispersent et cherchent l’endroit idéal afin de sucer la sève de la plante.cochinilla-acanalada-225x300

Avant d’atteindre le stade adulte, la cochenille farineuse subit 3 nymphoses et 2 stades larvaires :

Le premier ressemble à des pucerons très mobiles en juillet et se déplace a la face inférieure des feuilles le long des nervures.

Le deuxième de coloration brune hiberne sur le tronc et les bras de la souche.

Les adultes sont présents dès la fin avril.

Comment détecter la cochenilla dans la marijuana

Lire plus à ce propos …

Publié dans la catégorie Maladies du cannabis le 20 avril 2010

<< Visiter la boutique cannabique Alchimia RSS Abonnez vous par RSS