High Times, la revue cannabique de référence

Nous souhaitons revenir aujourd’hui sur un véritable pilier de la culture cannabique, le magazine nord-américain High Times magazine. Vous aurez déjà sûrement entendu parler de ce magazine né dans les années 70 aux États-Unis. Le succès fulgurant de cette publication a fait évoluer la vision de la consommation du cannabis de la part du grand public, en normalisant la vision de cette plante et en associant de nombreuses personnalités avec la consommation de cannabis.

En 1970, les lecteurs du récent magazine High Time peuvent admirer les belles photos de plantes de cannabis en double page tout en rêvant de voir le cannabis légalisé et accepté par la société. À cette époque tout cela semblait bien utopique et difficilement réalisable dans une société encore très mal informées sur le cannabis.

Aujourd’hui en 2021 et après plus de 60 d’existence pour le magazine High Times, les choses ont bien évoluées, mais l’esprit du magazine reste le même, retour sur le magazine cannabique de référence pour plusieurs générations d’amateurs de cannabis.

Historique du magazine High Times

Le célèbre magazine est fondé en 1974 par Tom Forçade. Afin de mieux comprendre la ligne éditoriale du magazine High Times il est important de mieux connaître l’histoire de son fondateur. Tom Forçade est un journaliste, mais surtout un activiste politique – un des premiers à utiliser le lancer de tarte comme forme de protestation, notamment lors d’une audience où il entarte un membre de la Commission sur l’obscénité et la pornographie.

Tom Forçade
Thomas King Forçade - Fondateur de High Times (source: Facebook)

Tom Forçade est alors également un trafiquant de cannabis. Il utilise l’expérience de pilote qu’il a put apprendre durant ces quelques mois de service avec l’United States Air Force pour transporter de l’herbe du Mexique et de Colombie vers les États-Unis.

Il s’installe au début des années 70 à New-York où il fonde, grâce à l’argent de ses trafiques, un magazine qui se veut alternatif et politique, promouvant la consommation de cannabis et d’autres substances psychédéliques et psychoactives, tout en parlant de culture et notamment de littérature et de musique. Le rédacteur fondateur du magazine Ed Dwyer est d’ailleurs le rédacteur du texte du célèbre festival de musique Woodstock.

High Time sera régulièrement comparé à un autre magazine très populaire aux États-Unis, Playboy. Comme le fameux magazine érotique nord-américain, High Times propose une photo en double page qui se retrouvera sur les murs des chambres d’université de nombreux étudiants.

Les couvertures de High Times sont légendaires
High Times est également très connues pour ses couvertures incroyables avec des personnalités importantes comme Bob Marley, Truman Capote ou encore Andy Warhaol (source: Powerhousebooks)

Le public attendait une publication de ce type et la réponse est immédiate, le magazine devient vite un mensuel, avec des numéros qui s’écoule très rapidement pour des résultats comparables à l’époque avec une publication comme Rolling Stone (500 000). Les chiffres exactes des ventes de l’époque sont difficiles à trouver mais Dan Skye, rédacteur en chef du magazine et dans l’équipe de rédaction depuis 1992, cite un article de 1978 qui estime que le nombre de lecteurs de High Times s’élève alors à plus de 4 millions.

C’est en 1978, alors que le magazine est un succès phénoménal, que Tom Forcade se suicide à l’âge de 33 ans. Comme vous pourrez le voir par la suite, cette disparition n’a pas changé la ligne éditoriale du magazine, grâce à une équipe forte respectant la vision du fondateur de cette publication durant toutes ces années et des dizaines de parutions.

Que trouve t’on dans un High Times Magazine ?

Il s’agit de l’un des objectifs principaux de Tom Forçade au moment de créer le magazine, proposer une publication qui apporte des commentaires alternatifs sur la politique, tout en témoignant un fort enthousiasme pour le cannabis, le LSD et les champignons hallucinogène. Le respect de cette ligne éditoriale est ce qui a construit son sucés et à cimenter sa réputation comme la publication contre culturel la plus populaire au monde.

Même si le magazine à souvent un ton décalé et amusant, tout en abordant des sujets divers et variés, la publication à toujours apportées beaucoup d’importance au sujet de la guerre contre les drogues et ses conséquences sur la société. Michael Kennedy, avocat général de longue date pour le magazine s’exprimait dans une interview : « At High Times we will never forget what was done in the name of law enforcement to our scarred arrestees, and those who still rot in prison for daring to try to enjoy » (Chez High Times nous n’oublierons jamais ce qui a été fait au nom de la loi contre des utilisateurs marqués pour toujours et ceux qui continuent à pourrir en prison pour avoir voulu profiter de la vie).

High Times Magazine
High Times Magazine, la revue de référence (source : NewYorkTimes)

Même si la ligne éditoriale reste la même, les temps ont changés et les sujets abordés dans High Times également. Parmi les premiers articles publiées par le magazine on peut retrouver un article sur le « meilleur bateau pour faire de la contrebande » ou encore « Comment ne pas se faire arrêter ».

Quelque soit les époques, les sujets abordés sont donc variés, et en plus de proposer de jolies photos de têtes de cannabis et d’extractions de résine, il est également possible de consulter des articles politiques, traitant de sujets actuels liés à la légalisation, mais pas uniquement. Le magazine parlent également d’autres substances psychoactives, propose une rubrique sur la musique, les films, le sexe … High Times ne se refuse aucun sujet.

La rédaction des articles est soignée et High Times à pu voir des articles signés de personnalités connues comme le romancier Williams S. Burroughs, l’écrivain Charles Bukowski, ou encore Tom Robbins qui ont participé régulièrement avec le magazine. On peut aussi souligné des entretiens particulièrement intéressants avec l’activiste et romancière Susan Sontag, mais également le Professeur émérite linguiste et tout autant activiste Noam Chomsky.

High Times traite évidemment de sujets plus léger avec par exemple des articles sur les voyages, mais également sur des sujets pratiques , du bricolage pour le jardinage ect ...

Tommy Chong en couverture
Tommy Chong possède le record de couverture avec 8 numéros à son actif (source :Celebstoner)

C’est avec les années 80 que les premiers articles sur la culture de cannabis en intérieur sont apparut. Ce qui ne ressemblait qu’à une blague au départ, c’est transformé en un sujet principal du milieu cannabique. Les lecteurs ont donc pu profiter de conseils sur le choix de l’intensité lumineuse ou encore des astuces pour avoir de grosses plantes en intérieur.

Le mouvement cannabique vie des moments difficiles à la fin des années 90 et High Times n’y échappe pas, la publication attire l’attention du gouvernement, la DEA (Drug Enforcement Administration) perquisitionne des magasins de détaillant ayant fait des pubs dans le magazine, des listes de clients sont saisis.

High Times dans les années 2000

En 2004 le magazine s’essaie même à un autre type de publications, abandonne le cannabis et se lance dans l’édition d’un magazine littéraire. Malgré un nouvel éditeur et un rédacteur en chef de talent, John Buffalo Mailer. le fils de Normam Mailer, cette tentative est un échec, après seulement quelques mois la publication titre : « The Buds are Back ! » (Les têtes sont de retour !). La publication revient donc à ses premiers amours et continuera à traiter des sujets concernant le cannabis jusqu’à aujourd’hui.

Aujourd’hui et malgré la concurrence du contenu internet, les choses vont plutôt bien pour la publication. Principalement grâce à la légalisation croissante du cannabis aux États-Unis, la communauté cannabique s’agrandit années et après années, la publication à d’ailleurs relocaliser ses locaux à Los Angeles en 2017. High Times est également présent sur internet depuis 2014 avec un site qui reçoit la visite de prêt de 5 millions d’utilisateurs chaque mois.

High Times Cannabis Cup
High Times organise également la Cannabis Cup qui a lieu chaque année à Amsterdam depuis 1988 (source: DevilHarvest)

Sources :

  • www.nytimes.com/2014/10/22/books/high-times-a-40-year-history-of-the-magazine.html
  • https://powerhousebooks.com/newsletters/140724HighT/
  • https://archive.hightimes.com/

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