Histoires des variétés de cannabis

Nous vous raconterons dans cette catégorie l’histoire de chaque familles de cannabis les plus renommées et les plus cultivées que ce soit en intérieur ou en extérieur. Il est toujours plaisant d’en savoir plus sur la variétés que l’on veut ou que l’on est en train de cultiver.

Cannabis en Afghanistan

L’Afghanistan, pays situé à l’intérieur de l’Asie centrale, coincé entre les versants occidentaux de l’Hindu Kush et les déserts d’Iran, est l’un des pays avec la plus grande tradition dans la culture du cannabis et plus spécialement dans l’élaboration de Haschich. En prenant en compte que l’on pense que le cannabis aurait pour origine les côtés de la cordillère de l’Himalaya (la plus grande du monde) il y a plus de mille ans, on peut donc penser qu’il s’agit de l’un des premiers territoire dans lequel a été cultivée de façon contrôlée cette plante, même si aujourd’hui encore il persiste des doutes sur les types de variétés cultivées traditionnellement dans cette zone, mais également sur « l’apparition » du génome Afghan, ou dit d’une autre façon, de ce que nous appelons aujourd’hui les variétés afghanes.

Ce qui est sûr par contre c’est que l’Afghanistan est l’un des berceaux du cannabis et surtout du Haschich, avec une tradition qui représente aujourd’hui certainement l’une des plus anciennes en rapport avec l’élaboration de ce dérivé. De plus, et selon l’UNODC, ce pays s’est convertit durant les dernières années en producteur mondial principal de ce concentré de résine, dépassant le Maroc, on peut également observer comment la culture du cannabis déplace petit à petit celle d’une autre culture traditionnelle dans la zone de la Demi Lune Dorée, la culture de l’Opium.

Landscape Mountains Rocky Rocks Afghanistan Valley

Le cannabis se cultive dans de nombreuses vallées d’Afghanistan


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Le Triangle d’Émeraude : Mendocino, Humbolt et Trinity

Qu’est ce que le Triangle d’Émeraude ?

Le Triangle d’Émeraude désigne une zone située sur la côte nord-ouest des États-Unis (nord de la Californie) et qui comprend les comtés de Mendocino, Humbolt et Trinity . Pour comprendre les origines de la traditionnelle culture de cannabis dans cette région nous devons remonter aux années 60, durant l’Été de l’amour à San Francisco. Durant la seconde moitié de cette décennie, et avec la contre-culture Hippie en toile de fond, un grand nombre de cultivateurs se sont établis dans cette zone à la recherche d’un endroit qui réunirait les conditions idéales pour la culture du cannabis en extérieur, principalement l’isolement et le climat adapté. Depuis, le Triangle d’Émeraude est devenu l’une des principales sources de cannabis pour  toute la Californie. A partir de 1996 et après l’approbation en Californie de la Proposition 215 en référence au cannabis médicinal, la production de cannabis dans ces comtés a augmenté fortement en réponse à la demande croissante, devenant l’une des principales zones de production du pays.

Carte de Californie avec le Triangle d’Émeraude entouré en rouge

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Juanita la lagrimosa, 10 ans de CBD

La naissance des variétés riches en CBD

Juanita, marihuana con CBD Juanita, cannabis riche en CBD

Juanita, marihuana con CBD Juanita, cannabis riche en CBD

À l’heure actuelle, il existe sur le marché de nombreuses génétiques de cannabis féminisées riches en CBD, présentant généralement un ratio THC:CBD 1:1 et entre 5% et 10% de ces cannabinoïdes, offrant ainsi une gamme d’effets complètement nouvelle, s’avérant particulièrement adaptée aux utilisateurs thérapeutiques du cannabis. Mais d’où viennent ces lignées?

D’après un article du journal Soft Secrets, confirmé par notre ami Jimi de Reggae Seeds, tout a commencé avec la variété Juanita la lagrimosa (Reina madre x New York City Diesel), une variété phare de sa SeedBank.

Le parent chargé d’apporter du CBD fut la NYCD, issue d’un paquet que Jimi acheta à Soma Seeds lors de la première Spannabis de 2004, duquel sont sorti 3 mâles dont un se démarquait pour son parfum particulier et intense. Lire plus à ce propos

Critical Mass de Mr Nice, une variété de cannabis légendaire

La banque de graines Mr Nice, projet de Shantibaba, Nevil et Howard Marks

Il s’est déjà passé presque 20 ans depuis la fondation de la banque de la Mr Nice Seedbank en 1998 par Scott Blackey, Nevil Shoenmakers et Howard Marks. Scott et Nevil, anciens associés d’Arjan Roskam à la GreenHouse Seed Company, ont décidé de partager leurs meilleures variétés à travers une nouvelle banque de graines qui s’est rapidement fait une place sur le marché européen, une banque qui reçut pour nom l’alias du troisième associé de l’entreprise, Howard Marks.

Au moment où les graines féminisées commençaient à envahir le marché avec force et où la demande n’arrêtait pas d’augmenter (dans les pays comme l’Espagne l’autoproduction de cannabis commençait à représenter une option pour de nombreux utilisateurs grâce aux growshops), Shantibaba (Scott) et Nevil ont créé certaines des génétiques les plus populaires de l’époque, dont notamment la Black Widow (leur propre version de la White Widow), la Neville’s Haze, la Niña, ou celle qui nous intéresse aujourd’hui, l’archiconnue Critical Mass.

Mr Nice Seedbank, créateurs de la Critical Mass

Mr Nice Seedbank, créateurs de la Critical Mass

Critical Mass de Mr Nice Seedbank, une variété exceptionnelle

La Critical Mass fut l’une des premières variétés à faire partie du catalogue de graines de Mr Nice, et elle fut sans doute celle d’entre elles qui eut le plus grand succès en Espagne. Elle est née en tant que version améliorée de la non moins populaire Big Bud, une plante connue pour être certainement la plus grande productrice de son époque, étant un hybride entre une variété Indica pure d’Afghanistan et ce qui est probablement la génétique la plus populaire dans le monde entier, la Skunk #1 (Afghanistan X Mexique X Colombie). Lire plus à ce propos

L’histoire des extractions de cannabis selon David Gold

Cet article fut publié en Anglais sur le site Skunk Pharm Research, une des meilleures références dans le monde des extractions de cannabinoïdes. Un grand merci à Gray Wolf (l’administrateur du site) ainsi qu’à David Gold (l’auteur de l’article) pour nous avoir autorisé à le traduire et à le publier sur notre blog !

La teinture de cannabis, un ancien médicament

« Graywolf m’a demandé d’écrire un article décrivant l’évolution des technologies d’extraction du cannabis, telle que j’en ai été témoin. J’ai passé une longue partie de ma vie à étudier cette technologie ; j’ai écrit le livre Cannabis Alchemy en 1971. Ce livre se basait sur le travail que j’avais réalisé à la fin des années 60 à San Francisco.

San Francisco dans les années 60... un endroit et une époque que beaucoup auraient souhaité connaître !

San Francisco dans les années 60… un endroit et une époque que beaucoup auraient souhaité connaître !

Les extractions de cannabis existaient déjà depuis au moins un siècle avant cette période. La teinture de cannabis était l’un des remèdes les plus courants que les docteurs de l’ancienne époque transportaient dans leur sac de médicaments lorsqu’ils rendaient visite à leurs patients en voiture tractée par des chevaux. Ils l’utilisaient pour presque autant de maladies et de symptômes qu’il est possible de traiter actuellement avec le cannabis. Lire plus à ce propos

Application spirituelle, religieuse et traditionnelle du cannabis

 Jamaïque, Rastafaris et Cannabis

La croyance rasta est née en Jamaïque dans les années 30 et a été créée en partie par Leonard Percival Howell, considéré comme le tout premier rastafari de l’histoire. Ce mouvement est né d’une volonté d’indépendance du peuple noir de Jamaïque envers les colons blancs, il a notamment servi à redonner de la fierté au peuple noir descendant d’esclaves présents sur l’île. La doctrine Rasta n’est pas rigide et beaucoup de pratiquants l’adaptent suivant leur ressenti personnel. De nombreux Rastas pensent que Jésus Christ est redescendu sur terre une seconde fois sous l’incarnation de l’Empereur d’Éthiopie Hailé Sélassié I et le considèrent donc comme la représentation de Dieu (Jah) sur terre. La doctrine Rasta prône le rapatriement (spirituel ou physique) de tout le peuple noir en l’Afrique, et considère que l’Éthiopie représente le Mont Zion, la terre promise.

Leonard Percival Howell a rapidement formé une communauté de rastas aux alentours de Kingston sur les collines de St Catherine afin qu’ils puissent vivre leurs doctrines sans être tracassés par la police. Afin de survivre dans ces conditions, la communauté formée par Leonard Howell a dû cultiver des produits commerciaux afin de se nourrir et gagner un peu d’argent sur les marchés de la ville comme par exemple des fruits et des légumes mais également des plantes de cannabis, dont la consommation était déjà très appréciée par les habitants de la Jamaïque, y étant culturellement bien enracinée.

Rasta consommant le chalice ,pipe à eau traditionelle.

Rastas consommant le chalice, pipe à eau traditionnelle. (Photo: Colin Jones / Impact Photos)

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Histoire de la culture du cannabis

D’où vient le cannabis?

L’humanité et le cannabis ont entretenu une relation étroite durant des milliers d’années. Malgré les preuves scientifiques et archéologiques permettant d’estimer le lieu et la date de son origine, il reste difficile d’établir avec exactitude le berceau de la marijuana.

Le fleuve Yangtze, l’une des possibles zones d’origine du cannabis

Le fleuve Yangtze, l’une des possibles zones d’origine du cannabis

Comme probable lieu d’origine du cannabis, trois zones ont été proposées par les chercheurs :

  • La Chine : Sur les bords du Fleuve Jaune et du Yangtze (Li, 1974). Les premiers restes d’utilisation du chanvre pour ses fibres ont été trouvés en Chine. Ces restes constituent également le plus ancien échantillon de papier de l’histoire jamais trouvé, et qui contient donc des fibres de cannabis. Certains des premiers registres sur l’utilisation du cannabis proviennent également de ce pays. Des traités de médecine chinoise ont été trouvés dans lesquels se fait déjà la distinction entre le ma fen, cannabis psychoactif, et le ma tze, cannabis non psychoactif.
  • L’Asie Centrale : Depuis le Caucase jusqu’aux massifs de l’Altaï (De Candolle, 1882). La région voisine au désert de Taklamakan a été proposée comme l’un des berceaux du cannabis. Depuis cette région il aurait pu s’étendre facilement jusqu’à trois directions : à l’Est Jusqu’à la Chine, au Sud Jusqu’à l’Inde et à l’Ouest jusqu’à l’Europe. Vavilov (1931) suggère que le cannabis pourrait avoir comme origine la zone nord entre l’Afghanistan et la cordillère de l’Hindu Kush.
  • L’Asie Méridional : Tout au long des versants de la cordillère de l’Himalaya et des montagnes de l’Hindu Kush (Sharma, 1979). La grande diversité des variétés et les différentes utilisations du cannabis dans cette zone font de cette région une autre candidate comme zone d’origine de cette plante. Au 18e siècle, le naturaliste Carl von Linné supposait le Cannabis Sativa est originaire d’Inde.

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Origines de la variété de cannabis Diesel

Au cours de ces dernières années, la génétique Diesel est devenue l’une des génétiques de cannabis les plus connues et les plus appréciées des cultivateurs et des consommateurs, aussi bien pour sa saveur intense que pour son effet puissant, provoqué par son niveau de THC supérieur à 20% présent dans la majorité des plantes. Comme c’est souvent le cas dans le monde du cannabis, l’origine exacte de cette génétique est incertaine, même si l’une des théories les plus souvent acceptées par la communauté la met en relation directe avec la Chemdog, ainsi qu’avec la variété de cannabis OG Kush.

La Sour Diesel développe d’impressionnants calices

La Sour Diesel développe d’impressionnants calices

Afin de clarifier l’origine de la Diesel il est donc nécessaire d’en savoir plus sur la mythique variété Chemdog (parfois appelée Chemdawg) et son arrivée sur la côte Est des États-Unis.

Grateful Dead et la variété de cannabis Chem

En 1991, durant un concert des Grateful Dead au Deer Creek Amphitheater de Noblesville, Indiana (6 et 7 Juin), un jeune cultivateur appelé Chemdog fît connaissance avec Joebrand (alias Wonkanobe) et Pbud. Ces derniers lui vendirent sur le parking du concert, un sac de 500$ d’une variété de cannabis appelée Dog Bud (cultivée à la frontière entre la Californie et l’Oregon). Surpris par la qualité des têtes, Chemdog leur demanda leur numéro de téléphone afin de se mettre d’accord pour la réception de quelques sacs supplémentaires sur la côte Est. Selon Chemdog, l’un des sacs comportait uniquement des têtes sans graines (sinsemillia), mais dans l’autre sac il trouva 13 graines, à la surprise de Pbud et Joebrand, qui achetaient cette herbe depuis plus d’un an mais n’avaient jamais trouvé de graines dedans. Le parent mâle de ces graines est donc inconnu, il est même possible qu’il s’agisse d’une autopollinisation de la mère. Lire plus à ce propos

Tout ce qu’il faut savoir sur l’Orange Bud de Dutch Passion

Orange Bud: cannabis à l’orange

Cela fait maintenant plus de 10 ans que l’Orange Bud de Dutch Passion a été présentée au public, il s’agit cependant toujours d’une des variétés les plus vendues de cette banque de graines. Elle peut d’ailleurs toujours se trouver dans un grand nombre de coffeeshops hollandais, et reste l’une des variétés favorites des consommateurs parmi les sélections de Skunk orange. Comment une variété réussit elle à rester emblématique après tout ce temps? Alchimia a pu rencontrer l’équipe de Dutch Passion afin d’en savoir un peu plus sur cette génétique.

Culture d'Orange Bud en intérieur

Culture d’Orange Bud en intérieur

Commençons par le début, qu’est-ce que l’Orange Bud et comment l’avez vous développée?

Dutch Passion: Au début des programmes de développement du cannabis, il existait principalement 4 variétés qui sont devenues la base de nombreux hybrides que nous pouvons retrouver à l’heure actuelle. Nous avions la Haze, la Blueberry, la Northern Lights et la Skunk. Il s’agissait de variétés stables et dominantes et, en tant que l’une des banques de graines originales de Hollande, nous avons obtenu des lignées génétiques de chacune d’entre elles. Les sélections de Skunk intéressaient particulièrement Dutch Passion à cette époque, car elles offraient des récoltes de grandes qualité, composées de têtes recouvertes de résine, très puissantes et uniques en termes de saveurs et d’odeurs. Lire plus à ce propos

L’effet de la Jack The Ripper

Nous vous proposons ici la traduction d’un article de Subcool, le breeder des graines de cannabis TGA, à propos de l’une des meilleures variétés de son catalogue : la Jack The Ripper.

Le THC du cannabis Jack The Ripper

Magnifique bud de Jack The Ripper

Quelques informations très intéressantes ont été portées à ma connaissance et je suis très enthousiaste de pouvoir les partager avec tous ceux de la communauté cannabique. Comme « The Dude » du film « The Big Lebowski » dirait « New shit has come to light man!« .

De récentes analyses sur notre hybride Jack The Ripper ont montré que le taux de THC total était de 26,6%. Ce qui est encore plus excitant est le fait que cette variété a été testée à 5,5% de THCV.

Le THCV se retrouve très rarement parmi tous les échantillons testés et nous sommes heureux que l’un de nos hybrides possède un taux élevé de quelque chose qui soit si peu courant dans la nature.

Avant de poursuivre avec le THCV laissez-moi vous parler de l’hybride Jack The Ripper et de la façon dont il fut créé. Jacks Cleaner est le croisement entre la plante mère The Cleaner provenant d’un ami de longue date appelé Skoosh, et la Jack Herer.

Les origines de la variété The Cleaner sont:

  • Northern Lights #5  (Nevil’s, Super Sativa Seed Club, 1985)
  • NL#5 X Pluton
  • Rétrocroisement (backcross) avec la mère originale NL#5
  • [(NL#5 x (NL#5 x Pluton)]  X Purple Haze
  • Dernier rétrocroisement avec la mère NL#5.

Skoosh m’avait donné plus de 100 graines et parmi ce lot entier j’ai trouvé une fille incroyable que j’ai nommé « The Cleaner » car elle sentait comme un produit appelé Mr Clean. (Mr Propre)

Je cultivais de la Jack Herrer à cette époque et après avoir gardé les femelles j’avais déplacé les plantes mâles dans mon garage pour les couper et les nettoyer plus tard. J’étais fort occupé dans le jardin et il se passa plusieurs jours avant que je retourne dans le garage obscur. L’un des mâles Jack Herrer était plus gros que jamais et j’ai décidé d’utiliser son pollen sur la femelle The Cleaner. Autour de 30 graines furent produites et l’une d’entre elles deviendra la femelle Jacks Cleaner. Lire plus à ce propos