Extractions de cannabis

Vous trouverez dans cette catégorie toutes les informations nécessaires à l’extraction et à la consommation de concentrés de cannabinoïdes : BHO (huile de cannabis au butane), Roshin Tech, haschisch dry sift, ice-o-lator, etc..

Le Haschisch marocain, origines et évolution

Origines du haschisch marocain

Tandis que le haschisch marocain est considéré par beaucoup d’européens comme un produit traditionnel à l’histoire très longue, la culture du Hash au Maroc est plutôt récente, voir jeune si on la compare à des pays dans lesquels la production de ce dérivé du cannabis est réellement ancestrale. En effet, alors que la production de haschisch dans certaines zones du Moyen Orient ou d’Asie centrale a déjà plusieurs siècles, elle ne s’est répandue au Nord de l’Afrique qu’à partir de la moitié du XXème siècle, grâce aux voyageurs du Hippie Hashish Trail qui importèrent au Maroc la technique de tamisage des trichomes à sec dont les afghans et libanais étaient d’authentiques artistes.

Ces voyageurs, en majorité Américains, visitaient les principaux pays producteurs de cannabis, haschisch, opium et autres drogues et profitaient de la liberté de l’époque pour voyager dans de nombreux pays. Liban, Turquie, Afghanistan, Inde – et Cachemire – ou encore le Népal étaient des étapes incontournables de ce périple. Les occidentaux, souvent établis de forme plus ou moins définitive dans ces pays, apprirent ainsi les techniques ancestrales de ces zones et les adaptèrent pour développer de nouvelles méthodes d’extraction de niveau industriel. Certains d’entre eux visitèrent alors le Maroc pour apprendre aux cultivateurs locaux à élaborer du haschisch à partir de leurs plantes de cannabis, et comment le préparer pour l’exporter. Lire plus à ce propos

Qu’est-ce que le reclaim et comment l’utiliser ?

Qu’est-ce que le Reclaim ?

Les amateurs de concentrés de cannabis qui vaporisent leurs résines en effectuant des dabs ont pu remarquer que des restes plus ou moins clairs se collent sur les parois de leurs pipes et bubblers .

Ces restes sont en fait de la résine qui se colle sur les parois en verre des bubblers durant la vaporisation à cause de la recondensation de la vapeur.

On appelle communément ces restes de résine du Reclaim (recycler en Anglais). Malgré l’aspect parfois peu ragoûtant de cette substance, elle contient encore une grande quantité de cannabinoides qu’il pourrait être regrettable de gaspiller.

Attention, nous ne parlons pas ici de la résine qui se colle sur la pipe lors de la combustion de fleurs, celle-ci ne comporte plus de cannabinoïdes à cause des fortes températures appliquées. Il s’agit uniquement de la résine résultant de la consommation de résine sous forme de Dab.

Bubbler recouvert de reclaim

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Comment faire du Rosin avec du Haschisch

La technique du Rosin est devenue très populaire ces dernières années, spécialement grâce à de nombreux consommateurs qui préfèrent dabber des concentrés réalisés sans solvant.

Ce n’est cependant pas l’unique avantage de ce type de concentré : il s’agit d’une méthode sûre (aucun risque d’explosion ni d’incendie n’est à craindre en comparaison avec le butane, le propane ou l’alcool) ; mais aussi rapide (il n’existe aucun autre moyen pour obtenir un dab aussi rapidement) ; c’est également une technique économique, qui ne nécessite aucun équipement coûteux pour sa réalisation. N’importe quel utilisateur peut ainsi produire ses propres extractions de cannabis sans solvant, à la maison, avec comme seul équipement un fer à cheveux, un peu de papier cuisson et un petit morceau de Haschisch ou quelques têtes de cannabis.

S’il fallait trouver un inconvénient à la technique du Rosin à partir de fleurs de cannabis, ce serait probablement le fait de devoir pressser une grosse quantité de fleurs qui ne permettra d’obtenir qu’une petite quantité d’extraction. Le rendement avec des fleurs sèches est de 10 à 30% dans certains cas, en fonction de différents facteurs : la génétique (la variété cultivée), la culture (la qualité des têtes, de la résine …), la méthodologie (chaleur et pression exercée) et l’état du matériel à extraire (séchage, affinage, niveau d’humidité).

De nombreuses personnes sont déçues lors des premiers essais, au moment de récupérer les faibles résultats obtenus avec des fleurs de moyenne qualité, une tête tout à fait fumable se transforme en quelques gouttes de résine. C’est pour cela que certains préfèrent effectuer du Rosin à partir de haschisch plutôt qu’avec des fleurs sèches.

Rosin élaboré à partir de Haschisch

Rosin élaboré à partir de Haschisch

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L’histoire des extractions de cannabis selon David Gold

Cet article fut publié en Anglais sur le site Skunk Pharm Research, une des meilleures références dans le monde des extractions de cannabinoïdes. Un grand merci à Gray Wolf (l’administrateur du site) ainsi qu’à David Gold (l’auteur de l’article) pour nous avoir autorisé à le traduire et à le publier sur notre blog !

La teinture de cannabis, un ancien médicament

« Graywolf m’a demandé d’écrire un article décrivant l’évolution des technologies d’extraction du cannabis, telle que j’en ai été témoin. J’ai passé une longue partie de ma vie à étudier cette technologie ; j’ai écrit le livre Cannabis Alchemy en 1971. Ce livre se basait sur le travail que j’avais réalisé à la fin des années 60 à San Francisco.

San Francisco dans les années 60... un endroit et une époque que beaucoup auraient souhaité connaître !

San Francisco dans les années 60… un endroit et une époque que beaucoup auraient souhaité connaître !

Les extractions de cannabis existaient déjà depuis au moins un siècle avant cette période. La teinture de cannabis était l’un des remèdes les plus courants que les docteurs de l’ancienne époque transportaient dans leur sac de médicaments lorsqu’ils rendaient visite à leurs patients en voiture tractée par des chevaux. Ils l’utilisaient pour presque autant de maladies et de symptômes qu’il est possible de traiter actuellement avec le cannabis. Lire plus à ce propos

Vaporiser de l’huile de cannabis BHO

Une alternative ou un bon complément du dab

Les consommateurs d’huile de cannabis sont de plus en plus nombreux en Europe, la technique d’extraction d’huile BHO étant maintenant bien connue et maîtrisée parmi les cultivateurs. La façon la plus fréquente de consommer ce type de concentrés de cannabis est de le « dabber » à l’aide d’une pipe à eau appelée bubbler ou bong , de manière aussi rapide qu’efficace.

La technique du dab est donc idéale pour consommer l’huile de cannabis à domicile, que ce soit dans le canapé avec un bon film ou autour d’une table avec ses amis, mais elle possède toutefois certaines limites au niveau discrétion et mobilité.

Le vaporisateur d'huile de cannabis peut être facilement emmené en vacances

Le vaporisateur d’huile de cannabis peut être facilement emmené en vacances

C’est dans ce sens que les vaporisateurs d’huile de cannabis représentent une grande avancée. Basés sur le principe des cigarettes électroniques, ils associent une batterie (rechargeable par USB) à un atomiseur, c’est à dire une résistance ou autre élément chauffant qui transforme l’huile BHO en vapeur. Il suffit donc d’allumer la batterie et d’aspirer, pour obtenir un gros nuage rempli de cannabinoïdes et de terpènes aromatiques.

Le principal avantage de la vaporisation d’huile de cannabis est la grande discrétion du vaporisateur, qui lui permet d’être utilisé partout où il peut être difficile ou délicat de fumer un pétard ou de faire un dab : en terrasse de bar ou de restaurant, au parc ou à la plage, sur les quais de gare… sans avoir à se soucier non plus du vent ou de la pluie ! Lire plus à ce propos

 Extractions de cannabis avec de l’alcool

Nous vous avons déjà présenté de nombreux concentrés de cannabis, avec certaines extractions très populaires comme le Haschisch extrait à sec ou à l’eau, l’huile de cannabis BHO, le budder ou encore le jelly Hash. Ce type d’huile ou de résine devient de plus en plus populaire, notamment grâce au processus de légalisation se déroulant en ce moment aux États-Unis, mais également grâce à l’apparition des CSCs ou Cannabis Social Clubs  en Espagne.

Nous vous présentons cette fois dans cet article, deux types d’extractions réalisées avec de l’alcool comme solvant (qui sera postérieurement purgé), l’une avec de l’éthanol (l’exemple illustrant ce post), l’autre avec de l’alcool isopropylique. Même si ces deux techniques se ressemblent fortement dans leur méthodologie, elles possèdent certaines variations qui méritent d’être prises en compte et sur lesquelles nous reviendrons par la suite.

Il faut notamment souligner que l’alcool isopropylique possède davantage de toxicité que l’éthanol pur. Nous vous recommandons donc d’utiliser de l’alcool isopropylique uniquement pour laver vos ustensiles et vos pipes en verre, et non pour réaliser des extractions.

Extraction QWET à l’éthanol

Extraction QWET à l’éthanol

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Fresh Chilled Hash

Fresh Chilled Hash, une variation du Fresh Frozen

Nous vous avions présenté il y a quelque temps le Fresh Frozen, une variation de la technique traditionnelle pour faire du haschisch avec de l’eau et des glaçons à partir, dans ce cas, de matière végétale fraîche congelée. Dans cet article sur l’extraction Fresh Frozen, nous avions déjà abordé certains des avantages apportés par l’utilisation de matière végétale fraîche (récemment récoltée) pour faire du haschisch avec de l’eau, comme par exemple un profil des terpènes plus proche de celui de la plante vivante, ou bien le fait que le cannabis ne doive pas être autant trituré, ce qui permet d’obtenir un résultat final plus propre, contenant moins de restes végétaux.

Grâce à cette méthode, il est possible d’obtenir un haschisch de grande pureté, se démarquant par son absence de contaminants végétaux. En effet, la résine issue de plantes récemment récoltées possède une proportion moins importante de restes végétaux par rapport à un haschisch élaboré à partir de matière végétale sèche qui se rompt beaucoup plus facilement en petits morceaux. De plus, la saveur de ce type de haschisch est très similaire à celle de la plante de cannabis vivante, ce qui lui confère une personnalité forte et des caractéristiques organoleptiques spécifiques à ce type de résine.

 Fresh Frozen de Big Bud, 1er passage, 73 microns

Fresh Frozen de Big Bud, 1er passage, 73 microns

Comme nous l’avons vu également dans notre post sur comment faire du hashich à l’eau, le fait de congeler la manucure ou les têtes de cannabis utilisées pour l’extraction permet aux trichomes de se séparer beaucoup plus facilement de la matière végétale. Ainsi, et particulièrement lors du premier passage, il est possible de séparer une quantité importante de trichomes grâce au froid extrême de la matière végétale congelée. Ce système fonctionne aussi bien avec de l’herbe sèche qu’avec de l’herbe récemment récoltée (fraîche), même s’il présente également, comme nous le verrons par la suite, certains inconvénients – qui peuvent être facilement résolus avec un peu de théorie – notamment si de la matière fraîche congelée est utilisée, et si plusieurs passes sont réalisées (ou que la première passe est trop longue). Lire plus à ce propos

Les types d’huile de cannabis

Il existe désormais sur le marché de nombreux produits dérivés de la plante de cannabis, et il est parfois difficile de s’y retrouver parmi toutes les appellations. Ce problème se retrouve notamment pour les différentes formes d’huiles que nous allons vous présenter rapidement :

Huile de cannabis BHO (Butane Honey Oil)

L’huile de cannabis BHO est une extraction des principes actifs et aromatiques du cannabis en utilisant du butane liquide en tant que solvant, ce dernier étant bien sûr ensuite éliminé par différentes techniques de purge. Cette forme d’extraction très populaire aux États-Unis et au Canada connait désormais de nombreux adeptes en Europe, comme le montre le succès de la Dab-a-Doo et d’autres festivités réunissant les amateurs de concentrés de cannabis.

Différentes textures et couleurs d'huile de cannabis BHO

Différentes textures et couleurs d’huile de cannabis BHO

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Hashishene, le nouveau terpène du cannabis

Haschisch et terpènes

Comme nous le savons déjà, le goût et l’odeur de nombreux végétaux sont la conséquence d’une production de terpènes. Il existe un grand nombre d’hydrocarbures organiques dérivés de l’isoprène (CH2=C(CH3)CH=CH2) et qui composent les résines et huiles essentielles des plantes, apportant ainsi un profil unique de saveurs pour chaque individu en fonction de la combinaison de terpènes. Ils sont également appelés terpénoïdes quand ils subissent une oxydation ou un processus de recombinaison moléculaire. Nous savons déjà également, que de nombreux terpènes du cannabis possèdent des propriétés médicinales de grande importance.

Durant le processus de floraison, de plus en plus de terpènes sont sécrétés à l’intérieur des têtes des trichomes, le profil de terpènes de la plante évolue donc une fois pendant la maturation des têtes. Il se passe le même phénomène durant le séchage et le curing (affinage) des buds, le processus d’oxydation et de décarboxylation partiel auquel sont exposés les têtes font varier la composition des terpènes avec le temps.

Certains terpènes se dégradent plus rapidement que d’autres et font donc évoluer le profil organoleptique de la plante, la seule façon de limiter ce phénomène est de conserver la récolte sous vide et dans des conditions idéales. Il faut rappeler qu’à l’heure actuelle plus de 100 terpènes sont répertoriés pour le cannabis. Cela explique donc pourquoi l’odeur et la saveur d’une tête de cannabis évoluent tout au long du séchage et du curing.

Différents échantillons de haschich

Différents échantillons de haschich

Tous les amateurs de concentrés de cannabinoïdes auront probablement remarqué que la plupart du temps, le processus d’extraction modifie le profil de terpènes du cannabis. Le résultat du concentré de cannabinoïdes perd certaines caractéristiques organoleptiques observées sur la tête ayant servie à l’extraction. Ainsi, les extractions de cannabis tels que le haschisch possèdent une odeur et une saveur en commun – avec de légères variations – quelle que soit la variété utilisée. Cela se produit principalement quand de l’herbe sèche est utilisée.

En effet, comme nous l’avons déjà commenté dans nos articles sur le Fresh Frozen et le Fresh Chilled, les concentrés effectués avec de l’herbe fraiche proposent une odeur et une saveur beaucoup plus proche de celle de la plante vivante. Quoi qu’il en soit, isoler et concentrer les glandules de résine aura pour conséquence de limiter l’éventail de terpènes, il est donc moins possible d’apprécier la « personnalité » de chaque échantillon sous cette forme. Mais pourquoi est-ce que cela se produit ? Lire plus à ce propos

Live Resin, Holy Water, Terp Sap

L’expression « Live Resin » est de plus en plus courante de nos jours, elle est ainsi  fréquemment utilisée durant les discussions entre passionnés de dabbing et autres extractions de cannabinoïdes, on la retrouve aussi sous forme de hashtags en bas des photos de BHO présentes sur Instagram et autres réseaux sociaux. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

Le terme Live Resin est utilisé pour désigner une extraction de résine de cannabis effectuée à l’aide d’un solvant, en général du butane, et d’une plante fraiche. Il s’agit ici de congeler la matière végétale directement après l’avoir coupée, sans aucune période de séchage, ni d’affinage (curing). On utilisera les fleurs ainsi que les petites feuilles résineuses, qui peuvent éventuellement être coupées en morceaux puis placées directement dans les tubes qui iront au congélateur conventionnel pendant au moins 12 à 24 heures. L’idéal est de congeler si possible la plante en utilisant des congélateurs cryogéniques ou de la glace co2, afin d’atteindre une température entre -30ºC a -65ºC, mais ce type de matériel n’est pas facilement accessible.

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