Jungle Boys, collectif de cultivateurs de Los Angeles

Les amateurs de génétiques de cannabis provenant des États-unis ont sûrement déjà entendu parler des Jungle Boys, un collectif de cultivateurs situés à Los Angeles qui a pour but de produire du cannabis de grande qualité, propre et puissant. Ils sont connus notamment pour avoir découvert et cultivé des phénotypes incroyables de White Fire OG, mais également la fameuse Mimosa et de nombreuses autres variétés de cannabis.

Ils font partie aujourd’hui des incontournables de la scène cannabique nord-américaine, en proposant des têtes de cannabis et des extractions dans plusieurs dispensaires aux États-Unis, en plus de produire toute une gamme de produits dérivés, mais également un catalogue de graines issus de leurs variétés les plus connues.

Découvrez l’histoire des Jungle Boys, l’origine de leurs aventures, les premières lampes dans le garage jusqu’aux installations de plusieurs milliers de luminaires, l'ouverture de dispensaires, la production de graines et de marchandising, les procès avec la ville de Los Angeles, mais également tout ce qui fait la puissance et la notoriété des Jungle Boys à l’heure actuelle.

Début de culture pour Ivan des Jungle Boys

Il s’agit très probablement de l’un des collectifs de breeders les plus populaires aux USA actuellement, pourtant les Jungle Boys ont une histoire mouvementée et remplie d'embûches, nous vous proposons aujourd’hui de découvrir leur histoire et notamment le parcours d'Ivan le passionné à l’origine du collectif des Jungle Boys. Une histoire riche en rebondissement, avec des cultures discrètes dans un garage dans un premier temps, des centaines de lampes, un dispensaire, des problèmes de corruptions, des batailles juridiques avec la ville de Los Angeles et enfin le succès tant mérité.

Ivan est à l’origine du collectif des Jungle Blys, il a commencé comme beaucoup de cultivateur, en tant qu’amateur de la culture du cannabis durant sa jeunesse. Habitué à voir des plantes de cannabis depuis sa tendre enfance, il explique dans un entretien donné à Cannabis Now que sa mère avait pour habitude de toujours avoir quelques pieds de cannabis dans le jardin familial. Cette plante était donc loin d’être inconnue aux yeux d'Ivan qui a put profiter des bons conseils de sa mère pour ses premières cultures.

Malgré cela, Ivan n’était pas encore un grand amateur de culture de cannabis durant sa jeunesse, il appréciait simplement de consommer de l’herbe de qualité tout en parcourant occasionnellement le fameux magazine High Times. La passion ne le dévorait pas encore et il voyait simplement la culture du cannabis comme une sorte de passe-temps, un hobby qui lui permettait de produire du cannabis de qualité pour sa consommation personnelle.

High Times, la revue cannabique de référence

Le magazine nord-américain High Times représente l’une des publications sur le cannabis la plus populaire dans le monde depuis plus de 40 ans. La fidélité de sa ligne éditoriale, ainsi que la qualité de son information et le bon travail de son équipe de rédacteurs lui ont permi d’atteindre un statut de légende, avec des dizaines de numéros publiés et un nombre croissant de lecteurs. Aujourd’hui, nous vous racontons son histoire et comment il est devenu ce qu’il est aujourd’hui.

Alors qu’il se lançait dans ses premières cultures de cannabis en extérieur, c’est sa mère qui lui transmit les premières techniques de culture, lui expliquant notamment comment tailler la cime de ses plantes pour conserver un peu de discrétion. En effet, l’une de ses premières plantes était une génétique principalement Sativa qui dépassait largement la barrière les séparant des voisins, il dut se résoudre à couper la cime de sa plante, ce qui lui semblait alors être une grande erreur à l’époque, mais Ivan était jeune et ne possédait pas beaucoup d’informations sur les différentes techniques de culture.

Même si le hobby se transformait peu à peu en passion, la vie imposa a Ivan de trouver un travail en dehors du monde du cannabis, il avait une famille à soutenir et dut se résoudre à travailler à plein temps pour des entreprises « classiques ». Vivre du cannabis paraissait être alors quelque chose de complètement utopique, l’industrie du cannabis était encore quelque chose de relativement fermé même en Californie et personne ne pouvait réellement penser faire carrière dans la production et la distribution de cannabis.

Les choses s’accélèrent pour les Jungle Boys

C’est un drame de la vie qui donna à Ivan la passion pour la culture du cannabis. C’est en effet le diagnostique du cancer de stade IV de son père qui lui a donné l’envie de s’informer sur les bienfaits de cette plante. Le docteur qui s’occupait de son père leur expliqua qu’il était trop tard pour avoir de l’espoir et que malheureusement la suite allait être difficile. Ils essayèrent les radiations et la chimiothérapie, mais malheureusement cela n’eut aucun effet sur son père. Le docteur leur conseilla alors le cannabis afin de fournir au père d’Ivan une fin de vie plus agréable. Il ne pu leur fournir d’ordonnance, mais leur conseilla de s’intéresser à cette option.

Le Hobby devient une passion pour Ivan (CannabisNow.com)

Il n’y avait alors pas beaucoup de dispensaires pour se fournir en cannabis, on n'en trouvait que quelques-uns et qui ne proposaient pas toujours des produits de qualité. Ivan réussit à obtenir une recommandation d’un docteur pour pouvoir acheter du cannabis médical pour son père. Il se dirigea directement vers le  TLC Collective, où il put se fournir en produits cannabiques qui permit à son père d'avoir une fin vie plus agréable. Malgré le décès de son père, Ivan pu se rendre compte de la façon avec laquelle le cannabis peut aider certaines personnes souffrantes et du besoin pour certains patient d’accéder facilement à du cannabis de qualité.

C’est dans les années 2000 que tout s’accélère pour Ivan, les seules sources d’informations sur la culture du cannabis se trouvent dans les quelques growshop existant sur Los Angeles qu’il visite régulièrement, mais également sur les quelques forums cannabique présent sur internet qui lui permettent d’échanger avec d’autres amateurs de cannabis. C’est également à ce moment qu’il comprend qu’il pourra vendre sa production de fleurs dans les dispensaires en Californie.

Tout commença avec 2 lampes dans le garage et quelques clones d’un mystérieux croisement de Bubba Kush

En plus de la culture cannabique, Ivan conservait encore son travail à plein temps en plus de ce qui devenait une vraie passion débordante. Ivan travaillait parfois entre 14 et 16 heures par jour pour pouvoir payer les factures et maintenir sa famille sur pied, autant dire que les journées étaient bien remplies. Rapidement les 2 lampes se transformèrent en 4, puis 8 lampes ... Ivan n’avait plus envie de s’arrêter, surtout quand il pouvait voir l’accueil fait par les consommateurs pour sa production, des produits de qualité, propres et puissants.

C’est donc sur les forums consacrés à la culture du cannabis qu’Ivan échange avec d’autres cultivateurs, ce qui lui a permis de faire connaissance avec d’autres passionnés qui auront comme lui une trajectoire remplie de succès cannabique avec entre autres des breeders comme Capulator (créateur de la MAC) ou OG Raskal pour n'en citer que quelque-uns. Malgré la peur de se faire repérer sur internet et d’avoir des problèmes judiciaires, cette connexion a permis de stimuler fortement la création, en produisant des échanges enrichissants entre cultivateurs pour créer de nouvelles génétiques toujours plus prometteuses.

Ivan des Jungle Boys (medium.com)

Rapidement, le garage de culture n’a plus suffi, Ivan a dû penser à s’agrandir et a donc investi dans un entrepôt afin d’y installer sa culture pour pouvoir continuer à produire son cannabis. C’était il y a plus ou moins 13 ans, en pleine explosion des dispensaires de cannabis en Californie, même si la légalisation restait exclusivement sur l’utilisation médicale, la demande était déjà très forte. Ivan prit contact pour la distribution de ses produits avec quelques dispensaires, notamment Downtown Patient Goup, DTBG et le Toluca Lake Collective.

Je me suis rendu compte qu’acheter à des revendeurs c’était OK, mais tu ne peux pas tout contrôler. Je pense que pour avoir les meilleurs produits et les meilleurs concentrés, il faut le faire soit-même - Ivan

Ivan a donc ouvert son dispensaire à Santa Fe Springs en Californie, le Nature’s Green Cure tout en conservant le partenariat qu’il entretenait avec le dispensaire Toluca Lake Collective. Derrière le dispensaire se trouvait en fait l’installation de culture des Jungle Boys, une culture de plus de 100 lampes, composé de 5 espaces de 20 lampes. Même si beaucoup de clients se doutaient de la présence de cette salle de culture, elle n’a jamais été officialisée et le secret de la production des Jungle Boys restait entier. C’est à cette époque que la fameuse WiFi #43 de Ivan, provenant d’une sélection sur un milliers de graines, est devenu si populaire.

La fameuse WiFi #43 de chez Jungle Boys (jungleboysexotic.com)

Faire une sélection ouverte sur autant de graines n’était vraiment pas courant à l’époque. En effet, en cultivant plus de 100 plantes, la sentence au niveau fédéral pouvait lui coûter jusqu’à 40 ans de prison. Ivan a décidé de prendre le risque et à donc lancer 10x plus de graines uniquement dans le but de trouver un phénotype. Un pari réussi puisque cela lui a permis de trouver l’un des clones les plus marquant de ces dernières années dans la culture cannabique.

Les choses avaient l’air de se passer pour le mieux pour le collectif des Jungle Brother et notamment pour le dispensaire Nature’s Green Cure qui avait réussi à se construire un réseau solide, mais malheureusement pour l’équipe, le début des années 2010 allait compliquer les choses.

C’est en 2012, et suite à des problèmes de corruption impliquant notamment le conseiller municipal de Santa Fe Springs, Joseph Serrano, que de nombreux contrôles et pressions ont été appliquées sur les dispensaires dans la région de Los Angeles. Les choses devenaient très compliquées pour les personnes travaillant dans le secteur du cannabis. À ce stade et afin de s’assurer de conserver sa liberté, mais également celle de son équipe, de ses amis et de sa famille, Ivan a décidé de considérablement diminuer la taille de ses cultures. Dans le même temps, l’équipe de direction de Nature’s Green Cure a décidé de fermer provisoirement le dispensaire, le temps que les choses se calme. Ivan conserva cependant son lien avec le Toluca Lake Collective en plus de son emploi à plein temps.

Tous ses problèmes l’ont beaucoup affecté émotionnellement, créant de fortes périodes de stress et notamment des problèmes d’insomnie. C’est à ce moment qu’il a compris que le cannabis était sa passion, il a donc démissionné de son travail habituel pour se dédier à la plante de cannabis à plein temps.

Procès avec la ville de Los Angeles et mise en place du marché californien

En 2013 Ivan devient propriétaire du TLC Collective afin de pouvoir continuer à distribuer directement son cannabis. La transaction c’est fait la nuit avant que la ville de Los Angeles fasse passer la célèbre proposition D, une immunité limitée aux 168 premiers clubs de cannabis ouverts dans la ville, une liste dans laquelle apparaissait le TLC Collective. C’est également à ce moment que la ville de Los Angeles a définie certaines règles propres aux activités cannabiques, avec notamment des emplacements pour la localisation des différents dispensaires dans la ville, des licences à remplir et différents autres types de caractéristiques à respecter.

Le début des problèmes avec la ville de Los Angeles est survenu avec le déménagement des installations du TLC Collective dans la 23eme rue. Alors qu’Ivan s’était assuré de tous faire dans les règles et de remplir tous les documents, la ville décida d’attaquer le TLC pour le faire fermer.

Le dispensaire TLC à Los Angeles

Ivan avait fait signer et tamponner ses documents dans un bureau à la périphérie de Los Angeles qui s’est occupé de transmettre les papiers au centre-ville, en lui assurant que cette démarche était possible. Ce sont des bureaux qui existent pour éviter aux personnes résidant en dehors de la ville de devoir se rendre dans le centre-ville, ce déplacer à Los Angeles est reconnue pour être extrêmement difficile. Cependant la ville de Los Angeles a refusé de reconnaître la validité de ses documents prétextant que les papiers devaient obligatoirement être signé dans les bureaux du centre-ville.

Cela a représenté près de 13 ans de procès, un appel de gagné, mais qui a finalement été annulé, puis ils sont passés devant un autre tribunal ... un enfer sans fin. Finalement, la justice leur a donné raison en 2018, malgré cela et après la fin des conflits avec Los Angeles et l’obtention des licences municipales et fédérales afin de rester ouvert, Ivan avoue qu’il existe toujours dans le personnel de la ville des personnes qui veulent faire fermer le TLC Collective.

Une fois tous ces problèmes administratifs de réglé avec la ville de Los Angeles, les Jungle Boys et les autres dispensaires ont dû se mettre en conformité avec les nouvelles normes du marché cannabique californien.

Les dispensaires doivent en effet à présent soumettre des échantillons de leur produits commercialisés à des laboratoires pour tester la qualité du produit fini. Actuellement, cela prend plusieurs semaines pour obtenir les résultats, ce qui a tendance a vraiment compliqué l’organisation de la production, pour avoir les fleurs disponibles à la vente. Malgré cela Ivan et l’équipe des Jungle Boys font leur possible pour fournir leur produits aux consommateurs Californiens. Actuellement, les Jungle Boys possèdent deux points de vente principaux, le TLC et le dispensaire Los Angeles Farmers situé à côté de la Crypto.com Arena (anciennement Staples Center) une salle très populaires où se déroulent toute sorte d’événements sportifs.

Les Jungle Boys aujourd’hui

Depuis que la consommation du cannabis est légal au niveau récréatif en Californie, la demande a explosé. Les installations des Jungle Boys ont donc dut s’adapter pour pouvoir fournir aux clients, aussi bien médicaux que récréatif, les produits demandés, fleurs et concentrés de cannabis. Leurs installations sont aujourd’hui composées de milliers de lampes et l'entreprise compte des centaines d’employés. Depuis le début de l’aventure Ivan a souhaité privilégier la qualité sur la quantité et ce n’est pas l’explosion de la demande qui lui fera changer sa façon de faire.

Les Jungle Boys lancent régulièrement de nouvelles cultures, toujours à la recherche de nouvelles génétiques et de nouveaux phénotypes pour travailler dans leurs futurs croisements, mais ils restent principalement sur la ville de Los Angeles, même si les loyers sont plus chers que dans d’autres villes, ils souhaitent rester proche de leurs racines. Jungle Boys est une entreprise indépendante et Ivan ne souhaite prendre aucun capitale extérieure, afin de s’assurer d’avoir un contrôle total de la production et s'assurer ainsi de la qualité des produits distribués. La fille est la gérante du TLC, son neveu dirige la culture pour TLC et sa femme s’occupe de leur marque Jungle Boys Clothing, rien n’échappe au contrôle qualité d'Ivan, Jungle Boys c’est une très grande famille et beaucoup d’amis rencontré sur le chemin.

Les instalations de Jungle Boys (LA Weekly)

En plus de cela, les Jungle Boys proposent à présent des graines issus de leurs variétés les plus célèbres, des génétiques encore difficiles à obtenir en Europe pour le moment, mais soyez sûr qu’Alchimia travaille d’arrache pied pour réussir à vous proposer les semences exceptionnelles des Jungle Boys.

Si vous voulez suivre les Jungle Boys et ne rien manquer de leurs nouvelles créations, leur page Instagram reste un moyen sûr de connaître toutes leurs nouveautés et les nouvelles génétiques sur lesquelles ils travaillent. Connaissant la qualité du travail des Jungle Boys, surveillez leur page Instagram reste le meilleur moyen de savoir qu’elle sera la prochaine génétique à dominer le marché du cannabis au niveau mondial.

Source :

  • Planting the Seed : The complete History of the Jungle Boys - CannabisNow.com
  • Ivan & The Jungle Boys Cannabis (mini documentary) - Youtube
  • Jungleboys.com

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Commentaire en “Jungle Boys, collectif de cultivateurs de Los Angeles” (1)

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demon Est client d'Alchimia 05-05-2022
ola vivement que vous rentriez jungle boys que l on teste ca et au fait vous deviez pas rentrer du symbiotic? ca serait cool aussi allez bye et bonne vibration cannabique

Alchimia Staff

Jerome Alchimia 06-05-2022
Bonjour Demon, Nous faisons notre possible et espérons pouvoir vous donner des nouvelles prochainement. A bientôt

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