Terpènes et modulation des effets du cannabis

La diversité génétique du cannabis

Roue des arômes du cannabis (source: Greenhouse)

Chaque plante de cannabis issue de graine possède un profil de cannabinoïdes et de molécules olfactives et gustatives qui est unique, et qu’on ne pourra donc retrouver avec exactitude dans aucune autre plante. Cette infinité possible de variations de goûts et d’effets de la marijuana est très appréciée par les cultivateurs, qui peuvent ainsi en permanence explorer de nouveaux horizons en cultivant de nombreuses génétiques différentes, ou se lancer dans la recherche et la sélection de la plante idéale.

La grande palette de gouts et d’effets proposée par les différentes plantes de cannabis permet également d’éviter en grande partie l’accoutumance, qui se produit beaucoup plus rapidement lorsque l’on ne possède qu’une seule plante à consommer, le corps s’habituant à ce profil en particulier.

On sait depuis longtemps que le THC et le THC-V sont les principaux responsables des effets provoqués par le cannabis. Les autres cannabinoïdes (CBD, CBN, CBC, CBG…) possèdent relativement peu d’effets psychoactifs. Dans ce cas, comment expliquer les différentes variations d’effets que l’on peut observer d’une plante de cannabis à une autre?

Les terpènes, molécules aromatiques des plantes.

Black Somango de Philosopher Seeds

Il faut alors regarder du côté des autres composants de la fumée de cannabis. Entre 10 et 30% de celle-ci est composée de terpènes, qui sont des molécules aromatiques produites dans la résine de la plante. La plupart des arômes et odeurs que nous associons aux plantes sont le résultat des terpènes (et des flavonoïdes). Il faut d’ailleurs noter que les cannabinoïdes n’ont pas de gout ni d’odeur.

Les plantes n’étant pas capables de se déplacer, elles ne peuvent pas distancer leurs prédateurs, ou déménager lorsque des plantes voisines envahissent leur territoire. Elles ont cependant développé une stratégie de défense très efficace, basée principalement sur la guerre chimique.

Les terpènes assurent plusieurs fonctions: certains par exemple repoussent les prédateurs, d’autres les tuent, retardent leur maturation, ou affectent leur métabolisme. Les plantes utilisent d’autres molécules aromatiques pour attirer les pollinisateurs assurant la reproduction, ou pour attirer les prédateurs de leurs ennemis. D’autres terpènes peuvent être créés en réaction à un stress subit par la plante (chaleur..).

Les huiles essentielles de plantes sont principalement composées de terpènes. L’aromathérapie utilise les propriétés thérapeutiques de ces terpènes pour réguler l’humeur, les problèmes de sommeil, l’acuité ou la santé. L’huile essentielle de lavande est par exemple calmante et relaxante, alors que celle de Romarin augmente la concentration et procure un sentiment de satisfaction.

Il est possible de faire de l’huile essentielle de fleurs de cannabis, par extraction à la vapeur. Celle-ci est utilisée dans les parfums, cosmétiques, savons, bougies, ainsi qu’en tant qu’agent de saveur dans la nourriture, comme par exemple dans des confiseries ou des boissons (bière aromatisée au cannabis…)

La marijuana fraîchement coupée contient environ 1% d’huile essentielle, dont la plus grande partie (80 à 90%) est composée de monoterpènes, qui sont très volatils et s’évaporent donc rapidement. Une fois l’herbe bien séchée, le taux d’huile essentielle n’est plus que de 0,1%, et environ 50% de celle ci se compose alors de sesquiterpènes, beaucoup moins volatils.

Quels sont les terpènes du cannabis?

Plus de 100 terpènes ont été identifiés dans la marijuana, et il en existe en fait beaucoup plus si l’on considère les multiples variations de chaque terpène. Par exemple, l’odeur caractéristique des agrumes provient de terpènes appelés limonènes, mais ceux-ci varient d’un agrume à l’autre. Les limonènes du citron sont ainsi des copies miroir des limonènes de l’orange. Chaque variété d’agrume possède une odeur distincte, issue d’infimes différences dans les proportions ou la forme des limonènes qu’elle contient.

Terpènes et cannabis

Nous allons vous présenter les principaux terpènes que l’on retrouve dans la marijuana, ainsi que leurs différents effets sur la santé. D’un échantillon de marijuana à l’autre, les pourcentages et ratios de ces terpènes peuvent varier très fortement.

Myrcène

Houblon

Le myrcène est le terpène le plus rependu parmi les variétés de marijuana (jusque 60% de l’huile essentielle de certaines plantes), alors qu’il n’est pas présent dans le chanvre textile. Il est également présent en grande quantité dans le houblon, ou dans le Bois d’Inde (Bay Saint Thomas). Son odeur est très proche de celle du clou de girofle. Le myrcène est un puissant analgésique (anti douleur), anti inflammatoire, et antibiotique. Il bloque l’action du cytochrome, de l’aflatoxine B, et d’autres pro-mutagènes cancérigènes. Il possède aussi un effet relaxant, tranquillisant, anti spasmodique et sédatif. Agissant en synergie avec le THC, le myrcène augmente l’effet psychoactif de ce dernier.

Limonène

Agrumes

Le limonène est souvent le second, troisième ou quatrième terpène que l’on retrouve dans la résine de cannabis. Cette famille de terpènes produit l’odeur typique d’agrumes que tout le monde reconnait lorsqu’on épluche ce type de fruits. Le limonène possède des propriétés antifongiques, anti bactériennes et anti cancer. Il empêche en effet la cascade du gène RAS, qui favorise la croissance des tumeurs. Il protège également contre le champignon Aspergillus, et contre les cancérigènes que l’on retrouve dans la fumée. Le limonène pénètre rapidement la barrière hémato-encéphalique, ce qui résulte en une augmentation de la pression sanguine systolique. Lors de tests sous limonènes, les participants ont rapporté une vigilance et une agitation relative, une augmentation de la concentration mentale, de l’allégresse, ou de la sexualité. Le limonène est souvent utilisé sous forme de sprays pour soigner la dépression et l’anxiété. Il a aussi pour effet de réduire les remontées acides gastriques, et de stimuler le système immunitaire. Les plantes utilisent les limonènes pour repousser les prédateurs, les mouches y réagissent par exemple en pensant qu’ils sont toxiques.

Carophyllène

Poivre noir

Le carophyllène se retrouve dans de nombreuses herbes et épices, et en particulier dans le poivre noir, dont il contribue au gout épicé. C’est un anti inflammatoire et analgésique local, et l’un des principes actifs de l’huile essentielle de clou de girofle, un remède efficace contre le mal de dents. Il possède aussi des propriétés anti-fongiques. Ce terpène possède la particularité d’activer sélectivement les récepteurs à cannabinoïdes 2 (CB2), alors qu’il ne s’agit pas d’un cannabinoïde. Cette découverte ouvre la porte à de nombreuses recherches médicales.

Pinène

Pin sylvestre

Le pinène est responsable de l’odeur familière associée aux pins et aux sapins, et plus particulièrement à leur résine. C’est le principal composant de l’essence de térébenthine, il est présent également dans de nombreuses plantes comme par exemple la sauge ou le romarin. Le pinène est utilisé médicalement comme expectorant, broncho dilatateur, anti-inflammatoire, et antiseptique local. Il traverse facilement la barrière hémato-encéphalique où il agit comme inhibiteur de l’acétylcholinestérase. Il empêche ainsi l’activité d’une molécule qui détruit une molécule de transfert d’information, ce qui résulte en une amélioration de la mémoire. C’est d’ailleurs en bonne partie grâce à la présence de pinène que le romarin et la sauge sont considérés comme étant bonnes pour la mémoire depuis des milliers d’années dans la médecine traditionnelle. Cela peut contrebalancer en partie un des effets du THC, qui mène à une diminution des taux d’acétylcholine. Le résultat est que vous oublieriez plus de choses avec du THC pur qu’avec du THC accompagné de pinène. Les variétés Skunk sont par exemple connues pour posséder des taux élevés de pinène. Celui ci étant broncho dilatateur, les plantes riches en pinène produisent une fumée qui semble se dilater dans vos poumons, ce qui peut provoquer de l’hyperventilation, voir de la toux. Le pinène améliore également la concentration, la satisfaction personnelle et l’énergie, mais cela peut être contrebalancé par la présence de terpinéol.

Terpinéol

Lilas

Le terpinéol possède une odeur de lilas, ou de fleurs de pommiers et de tilleul. Lors de tests sur des rats, il a réduit leur mobilité de 45%. Cela peut expliquer en bonne partie les effets assommants de certaines plantes de cannabis. Le terpinéol se retrouve souvent parmi les variétés de cannabis possédant un taux élevé de pinène, dont les arômes puissants et boisés peuvent masquer ceux du terpinéol.

Bornéol

Menthe

Le bornéol possède un arôme mentholé et camphré. Il est utilisé dans la médecine chinoise contre la fatigue, le stress, ou bien pour se rétablir d’une maladie. La variété de cannabis Silver Haze de Sensi Seeds est connue pour ses arômes de Camphre, et l’effet de cette variété est autant relaxant que psychédélique. On peut donc supposer qu’elle contient une bonne quantité de bornéol.

Linalool

Lavande

Le linalool possède une odeur florale rappelant la lavande et les fleurs de printemps. Les humains peuvent détecter son odeur à des taux aussi faibles de 1 PPM dans l’air. Le linalool est actuellement testé dans le traitement de plusieurs types de cancers. Il possède aussi un effet calmant très puissant, anti anxiété, et provoque une forte sédation (sommeil). Lors de tests sur les rats, leur activité fut réduite de 75%. Le linalool est donc en bonne partie responsable des effets assommants et sédatifs de certaines plantes de cannabis. Il possède aussi des propriétés analgésiques et anti épileptiques.

1,8-cinéole

Eucalyptus

Le 1,8-cinéole est le principal composant de l’huile essentielle d’eucalyptus. Il possède une odeur mentholée caractéristique de cette plante, et se retrouve en faible quantité dans la marijuana. Il a pour effets de soulager la douleur, et d’améliorer la concentration et l’équilibre interne. Les plantes de marijuana contenant du cinéole favoriseraient donc la réflexion ainsi que la concentration.

Nérolidol

Le nérolidol, à l’arôme boisé et d’écorce fraîche, que l’on retrouve par exemple dans le gingembre, le niaouli ou le lemongrass, possède des propriétés antifongiques, anti malarique et antileishmanienne. Il possède aussi un effet sédatif.

Autres terpènes

Les autres terpènes que l’on peut retrouver dans la résine de cannabis sont par exemple les phellandrène, phytol, humulène, pulégone, bergamotène, farnesène, D3-carène, ocimène, fenchol, elemène, aromadendrène, bisabolène, et beaucoup d’autres….

Ce sont donc les infinies possibilités de profils de terpènes différents, qui sont responsables des variations de gouts et d’effets de la marijuana. Certaines combinaisons de terpènes peuvent fonctionner en synergie (les effets s’additionnent), alors que d’autres sont antagonistes (les effets s’annulent entre eux). Certains terpènes augmentent l’assimilation du THC, alors que d’autres ont une influence sur les circuits de la dopamine et de la sérotonine, deux des principaux régulateurs de l’humeur et du comportement.

Synergie des effets des terpènes et des cannabinoïdes (source: Halent Laboratories)

Certains utilisateurs médicaux ont remarqué qu’une plante en particulier les soulageait bien d’avantage que toutes les autres. L’analyse des cannabinoïdes de ces plantes était pourtant identique ou très proche à d’autres plantes qui donnaient moins bonne satisfaction. Ce sont peut être les profils de terpènes uniques de ces plantes, associés à des taux de cannabinoïdes adaptés, qui soulagent efficacement ces patients. Il faut préciser également que les techniques actuelles de chromatographie ne permettent pas d’identifier avec assez de précision tous les terpènes de la marijuana.

Cette diversité offerte par la Nature serait impossible à reproduire par l’industrie pharmaceutique, qui cherche à isoler des principes actifs en particulier, afin de breveter leur reproduction synthétique. Du THC pur provoque des effets très différents de ceux la marijuana, car il manque alors tous les terpènes et cannabinoïdes secondaires pour moduler son effet.

L’âge de la plante, sa maturation, ainsi que l’heure de la récolte, peuvent modifier les ratios et quantités de terpènes. En général l’odeur devient de plus en plus intense au fur et à mesure de la floraison, mais cela peut varier selon les conditions climatiques, l’environnement (engrais…), ou le stress de la plante. Vous remarquerez par exemple que l’odeur d’une plante est souvent plus forte en début de journée.

Les terpènes étant responsable à la fois du goût et de l’odeur de la plante, il est important de remarquer qu’une plante qui possède peu d’odeur, aura toujours aussi peu de goût.

Tableau des arômes de la marijuana (source: Big Book of Buds)

Les terpènes et leurs interactions sur le cerveau sont un sujet fascinant, qui ouvre la voie à de nombreuses recherches médicales, et à un autre niveau d’exploration et de créativité pour les fabricants de graines. En vous entraînant à reconnaître les différentes familles de terpènes, vous pourrez peut être prédire les effets d’une tête de cannabis rien qu’à son odeur!

Mangue, myrcène et cannabis?

Mangue

Selon plusieurs sources, manger une mangue bien mûre environ 45 minutes avant de consommer du cannabis, augmenterait l’effet de celui-ci. Cela s’expliquerait par la présence de myrcène dans la mangue, qui agirait en synergie avec le THC.

D’après nos recherches il faut cependant bien choisir la variété de mangue car seules quelques-unes ont une huile essentielle riche en myrcène (Cavalo 57.1%, Rosa 52.4%, Espada 37.2% et Paulista 30.3%), et que celui ci est complexé avec d’autres molécules qui ralentissent son assimilation. Enfin, si la mangue n’est pas bien mûre, son taux de myrcène sera trop faible.

Il est également possible d’utiliser de l’huile essentielle de houblon (hydro distillation des cônes femelles mâtures), celle-ci contenant plus de 20% de myrcène sous une forme rapidement assimilable.

Les terpènes ouvrent donc la voie à de nombreuses recherches scientifiques, notamment au niveau médical. En ajoutant par exemple des limonènes, il sera ainsi théoriquement possible d’obtenir un effet d’avantage stimulant. A l’inverse si on augmente le taux de linalool d’une plante,  son effet sera alors beaucoup plus sédatif.

Terpènes sous forme pure (source: Mark Heinrich)

Pour plus d’informations sur le sujet, vous pouvez visiter ces liens (en anglais):



50 comments on “Terpènes et modulation des effets du cannabis

  1. k-lim

    encore un article passionnant à lire et relire… j’aimerais bien un genre de tableau avec les différentes variétés répertoriées selon leur particularité…. Mais rien que d’y penser j’en ai mal au crane… La famille cannabique est beaucoup trop vaste… En tout cas très bon rapport comme d’hab j’ai envie de dire…

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, il est hélas très difficile voir impossible de regrouper clairement les effets selon chaque variété, car il existe souvent de grandes différences d’une plante à l’autre au sein d’une même variété 😉

  2. tonton molo

    jme souviens davoir fumer une herbe o gout de poivre tres profond ki pik le nez, et impossible de dire ci cetait de lherbe ou du hash noir pour celui ki na pas vu loperation du roulage…………. j n ai jamais retrouver cette puissance en bouche, malheureusement des graines dun pote a la u dun autre potes etc, vous voyer lhistoire! avec le temps, g decouvert la mazar de dutch passion ki pour moi y ressemble bien mais pas assez profont en gout, mais tout aussi asomante……..
    pourriez vous morienter ds mon choix de graines, une beuh poivree o parfum hashich noir et bien bien bien stone…………… merci davance et encore felicitation pour votre serieux. tontonmolo

  3. Ice-O

    Merci beaucoup pour ces infos passionantes, à lire et à relire effectivement!
    Je me demandais, quel est le terpéne responsable de l’odeur essence/petrole de la marijuana, les variétés les plus fortes en odeur que j’ai cultivé avait je suppose un terpéne qui avait cette odeur, si jamais vous le savez ca m’intéresse

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, l’odeur essence/pétrole/diesel typique de certaines variétés n’est probablement pas causée par un unique terpène, mais est le résultat d’une combinaison spécifique de terpènes. Vous pouvez par exemple regarder cette analyse du profil de la variété Sour Diesel, connue pour posséder ce gout particulier très apprécié. Celle ci contient un taux élevé de limonènes, ainsi qu’un taux équilibré de terpinéol, linalool et myrcène. Ce ratio particulier de ces 4 terpènes est donc peut être responsable de cette odeur « diesel », mais ce n’est pas certain, surtout qu’il s’agit ici de terpènes très volatils.
      Il existe aussi certains terpènes complexes pouvant donner une odeur de pétrole/kerozene, comme par exemple le Trimethyl dihydronapthalene, mais celui ci ne se retrouve pas dans le cannabis.

  4. Dadou

    Super article les gars, un plaisir de lire ca de bon matin. Un grand merci!

  5. AxelQc

    Intéressant ces terpènes! Se pourrait-il que ce genre de recherche sur les subtilités chimiques de nos herbes se répercute éventuellement sur des méthodes encore plus précises pour bien(mieux) réaliser l’affinage(curing)?
    Il y a peut-être encore des choses à apprendre et à améliorer pour bien conserver cette richesse organoleptique…

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, les terpènes étant sensibles à la chaleur et à la lumière, il est important de réaliser l’affinage et le stockage de la récolte dans un endroit obscur et tempéré, cela préservera la qualité gustative 😉

  6. Sardinha

    Coucou Marcel !

    Et celle type ¨ Cat piss ¨ , c´est quoi son terpène ^^ ?

    Je savais pas quoi dire pour vous remercier pour cet article , donc ben voilá quoi ^^ .

    Superbe , merci !

    @+

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, c’est une excellente question, il existe bien le 4-methoxy-2-methylbutan-2-thiol qui peut donner une odeur d’urine de chat, mais je ne sais pas si il peut être produit par le cannabis. Il est surement plus probable qu’il s’agisse d’une autre combinaison de terpènes en particulier, qui produit cette odeur piquante caractéristique. Il peut aussi peut être s’agir d’une odeur développée par la vie microbienne et non pas par la plante elle-même.

  7. elie

    bonjour,
    je cherche une variete autofleurissant,
    la plus anxiolitique possible.
    merci.

  8. M-stick

    Bonjour a vous Alchimia.merci pour les informations poussés et précises de tout vos articles 😉 vous assurez.J’aurais une petite question a vous poser par rapport a tout ce protocole moléculaire… tout d’abord est ce qu’un appareil de mesures de ces terpènes existe en vente dans les grow shop? et est ce que l’on peut apporter personnelement des modifications a certain specimen de notre propre recolte a l’aide de terpène de synthèse?(comme montré plus haut).

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, les analyses de terpènes n’existent hélas pas encore dans le milieu des growshops. Il est possible de faire des expériences en ajoutant des terpènes à votre récolte, mais c’est encore très expérimental, il faudra donc être très prudent 😉

  9. pierrot79

    bonjour alchimia! ayant des problemes a l’estomac je recherche une variété qui possede un taux élevé de limonènes, jai vu plus haut que vous parliez de la sour diesel qui en a pas mal mais je croit ke c’est une variété féminisés et je ne cultive que des variétés régulieres! connaissez vous des variétés reg qui aurait un fort taux de limonenes? merci!!!

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, je vous conseille l’excellente variété Jack Cleaner 2 de TGA 🙂

  10. Dinafem

    Bonjour cette article est très intéressant, mais ont trouve tous ces effets en fumant ou il faut la manger ou vaporiser ? Si c’est en fumant ont retrouve vraiment tout ce qu’il y a dans l’article ? cela m’intrigue beaucoup

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, les terpènes peuvent être assimilés par la fumée, par la vapeur, ou par la nourriture 😉

  11. Franck

    Bonjour je voudrais savoir si les limonènes protègent vraiment des cancérigene que l’ont retrouve dans la fumée si ont fume des varietés qui produisent cette forme de terpènes, juste en fumant non pas en vaporisant ou en l’ingérant merci..

    1. Vincent

      Bonjour Franck, à vrai dire les recherches sur le lien entre le cancer et les limonènes ont principalement été menées dans le cadre de l’ingestion (et dans des quantités de loin supérieures à celles présentes dans un joint). Aussi, il n’est d’une part pas certain que la combustion n’abîme ou ne transforme pas ces terpènes, et d’autre part, la fumée contenant une telle quantité d’agents toxiques et mutagènes qu’elle ne représente clairement pas une bonne alternative pour profiter des bienfaits des terpènes (qui même s’ils pouvaient être bénéfiques, produiraient en brûlant avec la matière végétale de nombreuses substances indésirables).

  12. Franck

    Ok merci pour ce renseignement, une question donc, pour ma santé, moi qui ne voudrais jamais arréter de fumée le cannabis, serait-il préférable de m’acheter un vaporisateur ? Y a-t-il beaucoup moins de risques avec ce dernier ? Une dernière question à votre avis qu’est-il moins nocif entre les cigarettes que l’on achètent ou l’herbe cultivé bio ? Je ne parle pas du tabac simple mais celui que l’on trouve dans les bureau de tabac merci..

    1. Vincent

      Le vaporisateur permettra d’éviter la toxicité de la fumée mais, diffusant des substances actives, il peut toutefois avoir un impact, par exemple sur le système pulmonaire en cas d’utilisation intensive par une personne fragile sur le plan respiratoire. Il est difficile de comparer ces deux produits, tant d’informations contradictoires se croisant; ce qui est certain c’est que la fumée est dangereuse, et que l’herbe, même cultivée biologiquement, produira elle aussi une fumée toxique 😉

  13. Franck

    Ok merci bien malgré que j’attendais une réponse plus positive, je ne voudrais jamais arreter cette herbe, je fume environ 1,5 gr par jour, vous pensez que je pourrais faire sa toute ma vie sans avoir de problème si je ne fume pas de cigarettes en compléments ? J’espère pouvoir vivre comme cela car je ne me voit pas du tout sans, enfin ont ne peut pas tout avoir non plus..merci

    1. Vincent

      Bonjour Franck, votre désappointement est légitime. Toutefois, si l’on ne dispose actuellement pas d’études prouvant que la vaporisation est sans aucune conséquence pour la santé sur le long terme, il est tout de même clair que cela semble plus bénin que la fumée de cannabis, ne serait ce que dans les effets secondaires ressentis après un mode de consommation ou un autre.
      En vaporisant, la sensation de bronches encombrées, par exemple, est quasi inexistante comparée à une soirée trop enfumée.
      Il existe des exemples et contre exemples, du fumeur intensif dont la santé ne sera presque pas altérée après des décennies de fumée, aux personnes qui, au contraire, souffrent de graves troubles respiratoires associés aux maladies du fumeur sans pourtant consommer régulièrement de l’herbe ou du tabac. Tant de paramètres entrent en jeu que nous nous pouvons rien vous garantir à ce propos, d’autant plus que nous ne sommes pas titulaires de diplômes en médecine ni en pharmacie, et n’avons donc pas de compétence dans ce domaine.
      Une utilisation mixte en alternant vaporisation et fumée, une alimentation et un mode de vie sain, un peu de sport pour entretenir la forme pourront vous permettre de limiter les risques, une consommation moins régulière serait sans doute également bénéfique (sans vouloir vous contrarier ni encore moins vous juger ;-)).
      Cette prise de conscience est en tout cas un premier pas vers une consommation saine et raisonnable 😉

  14. Franck

    Grand merci à vous toujours au top je vais aller regà la prochaine..

  15. anto

    je vais apprendre ca comme un cours d’histoire!merci pour cette article!

  16. Komezio

    Bonjour, excellent sujet que celui-ci .
    J’ai pour projet de dévelloper des e-liquidepour vapoter via cigarette életronique qui aurait des saveur comparable au canabis (entre autre fan de skunk) mais sans ls effets du THC qui m’insupporte de plus en plus et qui plus est m’est interdit de part mon activité professionel . Je souhaiterai savoir ou me procurer les principaux terpenes soit :
    -alpha-pinène (pour le coté skunk)
    -limonene (pour tester)
    -myrcene (coté houblonné qui devrait bien s’allier au pinène)
    -sabinene (pour tester)
    -beta caryophyllene (pour tester)

    Afin de les mélanger avec de la glycerine et du popylene glycole et ainsi vapoter en toute légalité des saveurs dont j’ai du mal a me passer .
    Doit je trouver des echantillon coportant la molecule a l’état (quasi) pur ou bien suffit t’il d’acheter de l’huile essentiel de pin (dans le cas de l’alpha pinene par exemple) pour avoir un resultat pas trop decevant ?idem pour les autre terpenes .
    Derniere question si il faut des produit pur, ou se les procurer ? merci d’avance !

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, il existe déjà sur internet des cartouches pour cigarettes électroniques, avec un gout de cannabis 😉

  17. tharonyth

    Salut je voulais vous demander si vous aviez des graines qui ont ces caractéristiques :

    -)Ne dépasse pas 1 mètre de hauteur .
    -)+ de 70g/plant
    -)THC 18% minimum
    -)Qui peut pousser sur un balcon en plein soleil sans la rentrer.(donc sans lampes)
    -)Facile pour les débutants ^^ (je suis débutant)
    -)Avec un effet relaxant
    -)Une floraison rapide

    Je vie a l’ouest de la france .

    Merci d’avance 🙂
    Merci a l’équipe Alchimia ! 🙂

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, avec ces critères je vous conseille par exemple la White Afghan, la Big Foot, la White Dragon, la White Domina
      Vous pouvez aussi cultiver des autoflos, mais leur rendement et leur puissance (THC) sont toujours inférieurs aux variétés classiques 😉

  18. Anto

    Salut taronyth je te conseil des auto Flo pour tes critères,l outdoor commence à se faire tard 😉

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, justement comme la saison est déjà bien avancée, si vous cultivez des plantes classiques maintenant, cela donnera des résultats assez proches des autoflos au niveau du rendement, car les plantes entreront en floraison après quelques semaines de croissance. Les plantes classiques vous assureront néanmoins toujours une meilleure puissance que les autoflos, car leur génétique ne contient pas de Ruderalis 😉

  19. tharonyth

    Merci de ta réponse Anto mais quel graines peut-ont me proposer ?
    Parceque j’ai regarder les auto flo mais elle ne corresponde pas toute a mes « condition » .
    Merci quand même 🙂

  20. Anto

    Alors je te conseil la Black jack auto de chez sweetseeds 😉

  21. tharonyth

    Merci beaucoup elle correspond très bien a se que je cherchais 🙂
    si tu a d’autre proposition de graine a me faire je suis preneur , tu est de bon conseil.

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, comme je vous disais ci dessus, si vous recherchez une variété puissante alors évitez les autoflos 😉

  22. tharonyth

    La Black Jack Auto est autoflos vous me la déconseiller ?

    Si je met ma Black Jack Auto directement après la germination sur mon balcon elle poussera bien ou aura-t-elle besoin de lumière supplémentaire en plus de celle du soleil? (c’est très ensoleiller sur mon balcon)

    Merci d’avance a vous tous , je suis novice donc si vous avez des conseilles a me donner je prend 🙂

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, je ne vous déconseille pas forcément cette variété, je vous avertissais juste que vu qu’on est maintenant en Juin, les autoflos perdent leur seul avantage (la floraison automatique), et conservent par contre leurs inconvénients (moins de rendement, moins de puissance). Vous pouvez lire notre guide de la photopériode pour d’avantage d’explications sur ce sujet. Le soleil de votre balcon sera suffisant pour cultiver 😉

  23. Kstore

    il existe des cartouche pour la E-cigarette gout cannabis mais en existe t-il avec les effets ? ^^

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, il n’est hélas pas possible de bénéficier de l’effet du THC et des autres cannabinoïdes, avec les cigarettes électroniques. En effet, la vaporisation du e-liquide s’effectue entre 65 et 85ºC, alors que la température de vaporisation des cannabinoïdes (THC..) est comprise entre 185 et 220ºC.
      La température de vaporisation des cannabinoïdes est donc totalement incompatible avec celle des liquides des E-cigarettes (Glycérine Végétale, Propylène Glycol..) 😉

  24. Sébastien

    Bonjour,
    Très intéressant se topic !
    J’aimerai savoir quelle variété pourrait s’approcher le mieu de mes attentions :

    – Donne beaucoup d’appétit
    – Effet euphorique
    – anti-depresseur

    Et en se moment j’ai de la peyote purple ! Qu’elles terpènes ya il dans cette variété ?

    Merci beaucoup , Seb

    1. Vincent

      Bonjour Sébastien, d’après Dinafem, la variété Super Silver s’avère efficace pour stimuler l’appétit, et son effet énergétique devrait bien répondre à vos attentes 😉
      D’après les observations de Subcool, Pandora’s Box de TGA ou la variété Jilly Bean aident à lutter efficacement contre la dépression.
      Sans analyses, il est difficile de reconnaitre les terpènes associés à l’odeur de Peyote Purple (café, terre, vanille…)
      Cordialement!

  25. piwhy

    bonjour,votre passion est éloquente ! bravo.
    je distille tous les ans de l’huile essentielle de chanvre bio.fleurs sélectionnée et coupée a la main …la société liquidéo cherche des aromes mais pas des huiles essentielles . étant donné la centaine de composé de l’HE , lesquels sortir et comment pour faire un arome ?
    sinon , une goutte de notre HE dans la recharge de la e-cigarette , c’est vraiment succulent et bluffant . quand a la dangerosité , je sais pas . la précaution oui mais le plaisir aussi …

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, la composition en terpènes varie grandement d’une plante à une autre, il existera donc une multitude de « recettes » pouvant ressembler à l’odeur du cannabis. Voici pour exemple, la composition de l’arôme utilisé pour la pièce de monnaie aromatisée au cannabis (Bénin):

      Nous faisons actuellement nos propres recherches sur l’utilisation du cannabis dans les e-cigarettes, et ne manquerons pas de vous tenir au courant de nos résultats 🙂

  26. Nina

    Bonjour,
    j’aurai besoin d’un petit renseignement. Une personne dans ma famille a été opérée d’un cancer de l’utérus, radiothérapie + chimiothérapie, et elle aujourd’hui des métastases notemment au poumon et au foie. quelle variété de cannabis lui conseillerez vous??
    je suppose qu’il faudra plutôt privilégier l’absorption par ingestion.
    merci d’avance

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, je vous conseille une variété de cannabis enrichie en CBD, qui possède d’avantage de potentiel thérapeutique et moins d’effets psychoactifs que le cannabis classique. La vaporisation ou l’ingestion sous forme de pâtisseries au beurre de cannabis, sera effectivement beaucoup plus adaptée que la combustion.

  27. Minae

    à chaque fois que je lis cet article, ça m’enrichie .. pour rester dans le sujet de l’article, j’ai une interrogation que j’aimerai vous soumettre, j’ai réussi à garder un clone d’un phénotype de shiva skunk que j’ai « bonsaïsé » et re-cloné, en floraison il déploie une odeur de noix de muscade très prononcé, pas juste un odeur forte, qui elle est propre à la génétique, et vraiment je n’ai jamais réussi à trouver un phéno avec des terpènes aussi puissant, que ce soit dans les shiva ou autres variétés, et dans le disque de chez greenhouseseeds, ce type de parfum d’épice n’est pas répertorié, et je n’ai pas trouvé d’indication clair sur les terpènes de la noix de muscade en rapport avec les cannabis, et j’aurai aimé savoir si vous aviez déjà eu la chance de tomber sur ce type de rareté (en tout cas pour moi c’est une rareté), et si vous avez des info sur ce type de terpène avec les cannabis, je serai plutôt preneur 😉 . Merci pour tout le travail fait sur votre blog, c’est très pédagogique, je m’en régale 😉

    1. Marcel Auteur

      Bonjour, je n’ai jamais rencontré un tel phénotype, mais les noix de muscade contiennent certaines terpènes particuliers, tels que la Myristicine. Voici la composition de l’huile essentielle de noix de muscade :
      Monoterpènes : sabinène (14.32%), alpha-pinène (19.70%), beta-pinène (13.15%), limonène (6.43%), gamma-terpinène (4.33%), myrcène (2.06%), béta-phellandrène (1.94%), alpha-terpinène (3.36%), alpha-thujène (1.06%), terpinolène (4.94%), delta-3-carène (1.46%), alpha-phellandrène (1.02%), para-cymène (2.13%), camphène (0.75%)
      Monoterpénols : terpinèn-4-ol (4.16%), alpha-terpinéol (1.79%), cis-hydrate de sabinène (0.18%), linalol (0.30%), trans-hydrate de sabinène (0.15%)
      Ethers-oxydes : myristicine (9.46%), élémicine (0.29%)
      Phénols: (E)-isoeugénol (0.33%), eugénol (0.38%)
      Phénols-méthyl-éther: méthyl-eugénol (0.30%)
      Esters: acétate de bornyle (0.08%)

  28. Minae

    Merci pour cette super réponse plus que précise, donc, ok, je vais bien conserver mes bonsaïs de shiva dans ce cas (je me disais bien que c’était une rareté) 😀

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