Guide des extractions de concentrés de cannabis sans solvant

De nos jours, de plus en plus de consommateurs sont conscients des bénéfices et des avantages de la consommation des concentrés ou des extraits de cannabis. Ils sont plus efficaces, possèdent une pureté et une puissance supérieure, ainsi qu’une meilleure saveur, de plus ils permettent de soulager les douleurs plus rapidement en comparaison avec la consommation de fleurs sèches. Ce n’est pas pour rien qu’on estime qu’en Californie le marché des concentrés de résine représente 45% du marché légal, pour 55% de fleurs sèches. Dans un autre État pionnier dans la culture et la légalisation du cannabis, le Colorado, les ventes d’extractions ont augmentées de 125% entre 2015 et 2016, une augmentation spectaculaire en comparaison avec les 11% de ventes de fleurs sèches ou le 53% de comestibles cannabiques.

Hachisch à l’eau, Fresh Frozen (Photo : @hashcelona)

Extraction avec solvant, sans solvant, sans traces de solvant … qu’elle est la différence ?

On retrouve de plus en plus ce genre de termes dans les clubs et les dispensaires cannabiques, même s’ils peuvent être un peu étranges pour les personnes non initié au monde du cannabis. Les extraits avec solvant se réalisent avec un solvant (généralement des hydrocarbures comme le gaz butane purifié)  qui dissolvent les composants actifs et les séparent de la matière végétale. Au contraire, pour avoir des concentrés sans solvant  aucune substance n’est utilisée pour dissoudre la résine, ce sont des méthodes mécaniques comme le frottement, le tamisage ou la pression, qui sont appliquées. Enfin, les extractions sans traces de solvant, sont des produits obtenus avec un solvant qui a été postérieurement purgé par distillation dans un laboratoire, afin d’obtenir un produit ne contenant aucune impureté. Il s’agit d’extractions avec solvant ,mais totalement purgés, proposant une pureté supérieure à un BHO bien purgé, qui possédera toujours une certaine quantité – même si elle est minime – de traces de solvant.

Concentrés sans solvant

Ce type d’extractions sont produites, comme nous le savons, sans utilisation de solvant et on parle parfois d’elles comme des séparations mécaniques (hachisch à sec, hachisch à l’eau, rosin, charas). Comme dans ce cas il n’existe pas de risque de consommer des résidus de produits chimiques potentiellement dangereux, de nombreux consommateurs préfèrent ce type de produit pour des questions de santé, spécialement les utilisateurs de cannabis thérapeutique. Un autre grand avantage, c’est que ces extractions se réalisent facilement et sans aucun danger, ce qui n’est pas le cas de nombreuses extractions avec solvant, qui de plus peuvent nécessiter l’utilisation de matériel d’extraction de résine beaucoup plus chère et difficile d’utilisation. Même si la pureté et la puissance sont supérieures dans le cas des extractions avec solvant, le travail bien fait peut permettre d’obtenir des résultats similaires sans utilisation de produits chimiques. Le rendement de ce type de concentrés est légèrement inférieur que dans le cas des extractions avec solvant, mais les amateurs de ce type d’extractions préfèrent perdre un peu de quantité en échange d’un produit propre et totalement naturel.

L’évolution des concentrés sans solvant est impressionnante (Photo : @hashcelona)

Hachisch

Normalement, quand on parle de hachisch on se réfère aux morceaux de résine de couleur obscure venu des pays traditionnellement producteurs comme le Maroc, le Liban, l’Afghanistan ou le Pakistan. Les origines de la consommation du hachisch remontent à plusieurs siècles et il est toujours produit de façon industrielle dans ces pays de différentes manières ; l’une des plus populaires consiste à sécher les plantes pour ensuite les placer sur un saut couvert par un tamis et de fouetter avec des bâtons. La résine obtenue est parfois pressée avec la chaleur pour ensuite être préparé pour son exportation.

La qualité de ces pièces varie beaucoup, les morceaux de hachisch clairs et frais sont les plus appréciés en général ; cependant, la majorité du Hachisch commercial contient très peu de THC (6-17%) et une grande quantité de contaminants comme des matières végétales ou des poussières, en plus d’adultérant comme du henné, de la gomme arabique, des cires, de la résine de pin, du bitume ou même des excréments d’animaux, qui sont utilisés pour améliorer l’aspect ou pour augmenter le volume, davantage que pour augmenter la puissance des effets. Heureusement, le développement de la culture cannabique dans de nombreux pays oblige les producteurs à améliorer leur technique pour offrir un produit de meilleure qualité ; vous pourrez en voir un exemple avec notre article sur les origines et l’évolution de hachisch marocain.

Hachisch commercial de différentes qualité

Charas

Le Charas est un type de hachisch obtenu par frottement des fleurs sèches, il s’agit d’une technique traditionnelle provenant de pays comme le Népal ou l’Inde. Il s’agit probablement de la technique la plus ancienne pour réaliser du hachisch. Cette technique ne demande l’utilisation d’aucun matériel en plus des mains et des plantes, il s’agit simplement de frotter les têtes avec les paumes de la main jusqu’à accumuler une quantité considérable de résine, qui sera ensuite récupéré et travaillé de différentes façons. C’est un produit très apprécié dans le monde entier, avec une meilleure saveur et une plus jolie texture que le hachisch à sec commercial à cause d’une concentration plus importante de terpènes. Il est disponible en général sous forme de boules (temple balls) ou de petit bâtons (sticks ou fingers) de différentes tailles. Le charas du Nepal et celui de la zone d’Inde comme le Malana (ou est produit le fameux Malana Cream) ou encore la vallée de Parvati sont considérés comme la meilleure qualité du monde.

Dry Sift

Cette expression américaine s’utilise pour parler de hachisch tamisé à sec d’une qualité largement supérieur aux produits commerciaux ; il s’agit simplement d’améliorer la technique traditionnelle pour obtenir un produit à la qualité supérieure. D’ailleurs, de nombreux amateurs d’extractions de résine estiment que ce type de concentrés sont les meilleurs, spécialement quand ils sont épurés en utilisant la technique du re-tamisage ou de l’électricité statique grâce auxquelles il est possible d’obtenir un produit composé à 99% de têtes glandulaires. Même si certains paramètres de températures et d’humidité sont nécessaires (ainsi que des mains d’experts), cette technique produit du hachisch de grande qualité, une fine poudre dorée avec un profil de terpènes totalement intact. Le grand inconvénient de cette méthode est le faible rendement obtenu, qui atteint parfois à peine les 2% !

Dry Sift, la qualité dépend de la quantité de contaminants

Une autre technique, avec laquelle il est possible d’obtenir de meilleurs rendements, c’est en utilisant une machine pour les extractions à sec comme un Pollinator, un Top Zeef ou une Secret Box. De cette façon, il suffit de mettre les têtes ou la manucure dans le tambour (qui est équipé d’un tamis) et la machine tournera automatiquement, notre résine se déposera donc dans le fond de la boite. Logiquement, plus on laissera la machine en marche, plus nous récupérerons de matière végétale à travers le tamis, ce qui contaminera malheureusement la résine obtenue. Beaucoup de concentrés en vente sont de ce type, avec un contenue en THC de 30-50%, loin des 75-80% qu’il est possible d’obtenir avec l’électricité statique. La bonne résine tamisée à sec est dorée, sans aucun ton verdâtre et elle colle sans problème en l’écrasant. Retrouvez ici un article sur la technique du hachisch à sec.

Fresh Frozen Dry Sift

Depuis quelques temps, travailler avec de la matière fraiche est quelque chose de commun, surtout pour conserver l’arôme et la saveur de la plante en vie au maximum, semblable au Live Resin extrait avec du gaz butane. Il s’agit de tamiser les têtes fraiches en utilisant l’une des machines que nous avons vu, en les adaptant pour travailler sous 0ºC  à l’intérieur de chambres réfrigérées. Une fois la résine obtenue, il faut la sécher avec l’aide d’une machine de lyophilisation. De cette façon la chaine du froid n’est pas interrompue durant le processus de séparation et de séchage, ce qui permet de retenir la totalité des terpènes contenues dans les trichomes.

Hachisch obtenue avec glace carbonique (co2) ou Nitro hash

Ces deux systèmes sont semblables au Dry Sift, mais avec de la matière ultracongelée, à des températures qui peuvent atteindre les -78,5ºC dans le cas de la glace carbonique, et beaucoup plus froid si nous utilisons de l’azote liquide. Une fois refroidie, la matière végétale est secouée sur un tamis pour séparer les trichomes. Un grand avantage de ces systèmes c’est qu’ils sont très rapides et qu’ils offrent un gros rendement. Cependant, la matière végétale s’effrite en petits morceaux (c’est vraiment froid) durant la manipulation ce qui contaminera la résine, il faudra donc secouer avec précaution durant peu de temps pour obtenir la meilleure qualité possible. Vous pouvez voir ici notre article sur la façon de faire du hachisch avec la glace carbonique.

La séparation est très rapide avec de la glace carbonique

Bubble Hash, Ice-o-lator, hachisch à l’eau

Il existe un grand nombre d’appellations pour ce type de concentrés obtenus en agitant les plantes dans un seau ou dans une machine pour le hachisch remplie d’eau très froide, et qui sera ensuite tamisé pour séparer les trichomes de différentes tailles. Il faut donc uniquement deux seaux, de l’eau, des glaçons, de la matière végétale et bien sûr, quelques sacs pour le hachisch.

Comme dans le reste des concentrés, la qualité dépendra en grande partie du matériel utilisé, mais également du nombre de sacs (chaque sac retient une taille de trichomes différents). Ainsi, les moins bonnes qualités seront similaires à celle d’un hachisch commercial, alors que les meilleurs seront comparables à un BHO ou à du Rosin, avec une texture et une couleur similaires. Ce n’est pas pour rien que pour de nombreux amateurs, le hachisch à l’eau est le meilleur des concentrés !

Différents types de Bubblehash (Photo : @theenglishcut)

Il faut éclaircir un aspect important : comme nous le savons tous, l’eau est un solvant universel, même si dans ce cas elle est simplement utilisée pour profiter des propriétés de la résine et de la matière végétale : alors que la première coule dans l’eau, les fleurs et les feuilles flottent. Il faut bien garder à l’esprit qu’en aucun cas l’eau est utilisée pour dissoudre les trichomes comme c’est le cas en utilisant des solvants, mais plutôt pour créer des conditions optimales pour le tamisage. C’est pour cela qu’elle ne peut être considérée comme une extraction avec solvant.

Fresh Frozen Bubble Hash

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un simple hachisch réalisé avec de l’eau et de la glace, mais dans ce cas il faudra utiliser de la matière végétale fraiche. Comme nous l’avons vu dans le cas du tamisage à sec, cela permet de conserver le profil des terpènes au maximum et d’ontenir un produit plus propre. Il s’agit cependant d’une résine beaucoup plus instable que les extractions avec fleurs sèches, et il faut les conserver dans de bonnes conditions pour ne pas perdre les propriétés. Retrouvez ici plus d’informations sur le hachisch fresh frozen et également sur le même processus, mais sans congelé la matière végétale, le Fresh Chilled Hash.

Il n’est pas nécessaire d’utiliser des solvants pour obtenir des concentrés de qualité (Photo : @hashcelona)

Rosin

Il s’agit de la méthode d’extraction le plus novatrice, elle permet d’obtenir des extractions de très grande qualité et pureté en appliquant de la pression et de la chaleur sur la matière végétale (ou sur un concentré). Cette technique a commencé à être connu au printemps de 2015 dans le programme Youtube « Hash Church », quand Phil « Soilgrow » Salazar la présenté en utilisant un simple lisseur à cheveux. Ce phénomène a démocratisé la production de ce type d’huiles, il n’est plus nécessaire de posséder de coûteux appareils à circuit fermé et des fours à vide pour obtenir un produit qui peut se dabber sans problème.

Aujourd’hui nous pouvons trouver un grande nombre de presses adaptées, depuis des presses à Rosin comme la Gorilla Press, jusqu’à des modèles plus petits comme la presse Tarik Rosin . La texture et la couleur dépendent de la matière végétale, la pression et la chaleur appliquée ; en général, le rosin de fleurs est en plus savoureux, le rosin de hachisch est plus puissant.

Rosin de fleurs ou Flower Rosin

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un Rosin fait à partir de têtes. L’idéal sera d’utiliser de la matière végétale avec seulement quelques jours de séchages, pour qu’elle ait perdu l’humidité mais qu’elle ne soit pas non complètement sèche. De cette façon nous pourrons profiter au maximum de la saveur et nous éviterons la contamination avec des impuretés. Dans ce post nous vous montrerons comment faire du Rosin avec des têtes.

Rosin de fleurs et de Hachisch (Photo : @theenglishcut)

Rosin de hachisch ou Rosin Hash

Dans ce cas, on utilise du hachisch comme matériel à presser. Pour cela, il faudra utiliser de petits sacs pour Rosin qui se rempliront avec la résine à presser. Étant donné que l’on part d’un concentré, le rendement sera supérieur qu’avec la méthode précédente. Le rendement variera en fonction de la température, de la pression et de la qualité de l’extraction pressée, variant de 25 à 90%. Une nouveauté apparue dernièrement, le Rosin Hach réalisé à partir de fresh frozen, appelé Live Rosin et qui offre des concentrés d’une pureté et d’une qualité très élevée. Dans cet article nous vous expliquons comment faire du Rosin avec du Hachish.

THC-A sans solvant

Il s’agit d’un nouveau processus qui demande de presser une seconde fois un rosin de grande qualité à faible température (55-60ºC) enroulé dans un sac pour Rosin de 25 microns. Cela sépare le Rosin en deux fractions : à l’intérieur du filtre nous trouvons le THC-A sous forme de petits cristaux, alors qu’une délicieuse sauce de terpènes sortira à travers les orifices du sac. Même s’il ne s’agit pas à 100% de THC-A, cela reste tout de même une excellente option pour ceux qui souhaitent se médicaliser en utilisant des concentrés sans solvant. Logiquement, pour que le THC-A procure un effet il faudra préalablement le decarboxiler.

Nous espérons que cet article vous sera utile pour mieux comprendre les caractéristiques des différents concentrés.

En vous souhaitant d’heureuses extractions !

Études et publications consultés pour la rédaction de cet article :

5 février 2018 | Extractions de cannabis
16 commentaires


16 comments on “Guide des extractions de concentrés de cannabis sans solvant

  1. Bender

    Bonjour,

    Pensez vous mettre en vente un système de distillation du type Short Path distiallation set ?

    Merci

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Bender,

      Ce n’est pas prévu dans l’immédiat, mais nous avons quand même comme objectifs d’ajouter davantage de matériels pour les extractions dans les prochains mois.

      A bientôt

  2. Yann

    Salut alchimie, pouvez vous m’en dire plus sur le THCA sans solvant,
    Autant d’un point de vue médical, que récréatif; comment le consommé, ou vont les autres cannabinoide, et que faire de la soupe de terpene. Merci pour tout vous faites du super boulot.

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Yann,

      Les points de fusion des autres cannabinoides sont inférieures à celui du THCA (66°C pour le CBD par exemple) ils seront donc extrait lors de la première passe et se retrouveront dans la sauce.

      Vous pouvez consommer le résultat comme les autres extractions, idéalement avec des vaporisateurs, ou sous forme de dabs.
      Vous pouvez mélanger les cristaux de THCA avec la sauce pour rajouter des terpènes d’autres cannabinoides.

      A bientôt

  3. Etienne

    Bonjour les alchimistes!
    pourriez vous me donner des prescision sur le matériel et les techeniques necessaire pour un retamisage ou de l’electricité statique pour purifier une extraction à sec.
    Autre sujet, avez vous eu de bon retour concernant la lemon zkittle de chez Dutch passion? Les commentaires sur votre site ne sont guère rassurant et vont à l’encontre des résultat annoncé lors de la hight life cup 2018… Un grand merci et surtout ne changez rien!

    1. Vincent

      Bonjour Etienne! Nous sommes actuellement en train de rassembler un maximum d’informations pour proposer prochainement un article dédié au nettoyage du hash par électricité statique 😉 Lemon Zkittlez est encore trop récente pour avoir des retours, mais au vu des lignées génétiques utilisées le résultat pourrait difficilement être mauvais 😉 Un membre de notre équipe a d’ailleurs lui aussi choisi de cultiver cette variété cette année, satisfait du travail général de Dutch Passion malgré quelques mauvais retours de la part de certains cultivateurs. A bientôt!

  4. Pierre

    Hello, superbe article super instructif comme toujours, on a juste envie d’en savoir encore plus !

    Il me semble juste que le charas est fait à partir de plantes vivantes et non de fleurs sèches comme dit plus haut, sûrement une erreur d’inattention 😉
    Moi pour de petites quantités je mets mon herbe émiettée grossièrement (ou direct les feuilles de manucure) dans un bocal en verre que je fous au congel, et quand je le sors et que je secoue fermement, les parois sont remplis de trichomes bien jaunes sans matières végétale ! J’ai plus qu’à récupérer ce qui ressemble beaucoup aux photos des résultats pour le Dry Sift. Attention à être rapide pour éviter que la condensation ne fasse coller aux parois certains résidus végétaux.

    Ne vous arrêtez pas d’écrire des articles svp, tout est super ! 🙂

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Pierre,

      Il est vrai que le charras ne se fait pas uniquement avec des fleurs séches, mais souvent avec des fleurs fraiches. Les deux solutions restent viables.
      Merci pour votre soutient.

      A bientôt

  5. Chris

    Bonjour Alchimia et merci pour cet article puis les sources aussi sont très intéressantes. Je vais faire des tests grace a vos infos!
    Je reste par contre sur l’information au sujet de l’électricité statique. Je vais être un peu hors sujet je pense, mais la plupart des herbes cbd suisses actuelles a 0.2% de thc subissent des manipulations pour faire chuter le taux de THC initialement inférieur à 1% en dessous des 0.2%. Certains parlaient de fleurs misent en fours, lampes, solvants voir électricité statique… serait-ce le même procédé dont vous parlez? Récupérer les trichomes ou les dégrader pour atteindre le taux de THC adéquat? Comment procéder à une baisse du taux de THC en protégeant un maximum l’intégrité des fleurs, leur aspect? En observant les herbes cbd à 0.2% de thc, j’ai comme l’impression que la plupart des fleurs sont brûlées, les trichomes sont comme brûlé, sec, et la fleur est plus légère, fragile.

    Merci beaucoup

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Chris,

      Les distributeurs de fleurs de CBD ne communiquent pas sur leur méthode et tout ce que nous avons au final ce sont des bruits de couloirs et des suppositions sur les techniques utilisées. Mais je suis d’accord avec vous, toutes les fleurs de CBD qui ont pu me passer entre les mains avaient un aspect différent et de mon côté je parierais bien sur un passage au four. EN réalisant l’extraction statique vous aurez des fleurs avec une quantité moins importante de résine, mais je ne vois pas comment contrôler exactement le taux de THC avec cette technique.

      A bientôt

  6. Zizoukush

    Salut,

    Je suis actuellement en train de chercher des moyens d’améliorer la qualité de mon hash maison mais pour l’instant je n’ai pas trouvé la solution.

    Je fais du tamisage à sec (j’exclus le ice-o à cause de la perte de terpènes), je passe des petites quantités dans une boite maison (2 seaux l’un au dessus de l’autre avec un tamis entre 2 mais je ne sais plus si c’est un 150 ou un 220, en tout cas le mec du growshop m’a assuré que c’était le bon maillage pour du dry sift):
    – 1er passage 5mn grand max en secouant la boite tranquillement
    – 2ème passage 5 bonne minutes mais en secouant très fort

    1er point je ne note pas de différence significative entre les 2 extractions si ce n’est la quantité largement supérieure au 2ème passage. J’utilise la méthode Cannoli pour presser, c’est à dire une bouteille d’eau bouillante pour décarboxyler et compacter.

    Mon constat est toujours le même, une poudre qui va de blanche à beige foncée, qui commence à devenir kaki si j’ai trop forcé. Une fois compacté ça noircit bien mais c’est pas super maléable et une fois la boule faconnée ça devient vite très dur et en arrachant un petit bout je peux presque tout effriter sans le chauffer. Bref pas l’impression d’avoir du vrai hash. Pour comparer j’ai fait une boulette avec tous les trichomes que j’avais au fond de mon récipient en verre où je stocke la manuc, la boulette était du vrai shit très collant et maléable, pourtant je n’avais rien tamisé.

    Donc à votre avis, mon tamis est trop large et laisse passer trop d’impuretés, je dois encore plus le travailler à la bouteille (je le fais max 2 fois) ou alors il y a un truc qui m’échappe?

    Du coup je voulais aussi avoir plus d’infos sur l’électricité statique? Vous en parlez mais sans donner plus de détails. Comment procéder? Car cela peut être une solution dans mon cas si l’extraction contient trop d’impuretés.

    Je tiens à préciser que je le vaporise à 190-200 et le goût est top, riche en terpènes et assommant, c’est juste que je sais que je peux faire mieux!

    Merci!

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Zizoukush,

      Votre H contient trop d’impuretés, vous devez secouer trop fort lors du deuxième passage.

      Pour ce qui est de l’utilisation de l’électricité statique, il suffit d’utiliser un ballon de baudruche ou n’importe quelle matière créant de l’électricité statique, en la passant sur le résultat de votre extraction vous pourrez séparer les têtes des trichomes des impuretés.

      A bientôt

  7. Antoine

    Salut tout le monde je voulais savoir si vous aviez un article expliquant comment faite du distillât, et si vous vendez le distillateur pour ce faire ? Merci

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Antoine,

      Nous sommes entrain de rajouter ce type de matériel dans notre catalogue, nous aurons donc prochainement un article pour expliquer leur utilisation.

      A bientôt

  8. Antoine

    Merci Jerome pour ton retour, j’espérai pas mieux comme réponse, je veux bien que tu me précises les dates si tu peux parce que prochainement ça peut être aussi bien dans un mois que fin décembre, ça m’arrangerai d’avoir plus d’infos vu que j’ai des contraintes comme tu peux le supposer merci encore pour tes retours et aussi à toute votre équipe, personne ne peut contester votre maîtrise et votre savoir.

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Antoine,

      Malheureusement je n’ai pas de dates précises, je ne m’occupe pas du processus d’achat ni de la ligne éditoriale du blog, cependant nous avons déjà réalisés les descriptifs produits, c’0est donc sur la bonne voie.
      Je ne pense pas que cela ce fasse dans les prochaines semaines mais d’ici un mois ou deux cela devrait être en ligne.

      A bientôt

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