Culture de cannabis en guerilla

Culture de cannabis de guerilla en extérieur

La culture de cannabis en guerilla est la seule option pour de nombreux cultivateurs de cannabis qui souhaitent produire leur récolte pour l’année, surtout pour ceux qui n’ont pas de jardin et qui ne peuvent pas réaliser de culture en intérieur. L’idée est simple, il s’agit de trouver un bon emplacement pour les plantes, dans un terrain, une forêt ou une montagne, où elles seront plantées et presque abandonnées jusqu’au moment de la récolte. Bien sûr, les plantes peuvent recevoir plus ou moins de soins, cela dépendra de l’accessibilité de la zone et des risques que le cultivateur voudra prendre pour ne pas se faire attraper « sur le fait ».

Même si la réussite de la culture dépend en grande partie de la chance, les plantes sont « semi-abandonnées » durant une grande partie de leur vie, il est possible de prendre une série de mesure qui, même si elles ne garantiront pas une culture réussite, peuvent aider à maintenir la plante en bonne santé tout au long de la culture. De cette façon, la qualité du cannabis en guerilla cultivé en suivant ces quelques astuces peut rivaliser avec les meilleures cultures en extérieur dans des propriétés privées où il est beaucoup plus facile de s’occuper des plantes.

A continuation, les facteurs les plus importants pour obtenir une récolte réussite de cannabis en guerilla.

Early Maroc est idéale pour les cultures guerilla.

Variétés de cannabis pour la culture guerilla

Le choix de la variété correcte pour la culture guerilla est très important. Il faut d’abord choisir une variété avec une période de floraison courte, ce qui est intéressant pour 2 raisons. D’abord, avec une floraison plus courte il y a logiquement moins de temps pour que les plantes aient des problèmes, ensuite cela permet de mettre la récolte en sécurité plus rapidement. Nous choisirons des graines féminisées ou des boutures, pour ne pas perdre de temps avec les mâles.

Il faut également choisir des variétés résistantes aux champignons et parasites. Comme nous ne pourrons pas appliquer les traitements préventifs comme nous le ferions avec nos plantes de jardin, il est intéressant de prendre des variétés qui résistent naturellement à ces infections pour éviter de récolter des plantes pleines de champignons ou d’autres maladies. Normalement, et comme il s’agit d’une méthode de culture encore plus risqué que de cultiver à la maison, on choisi des variétés productives, personne ne veut prendre de risque pour une plante ne donnant que quelques têtes. Un autre critère à prendre en compte c’est la taille des plantes, il sera toujours préférable d’éviter les variétés qui poussent trop en hauteur afin de rester le plus discret possible.

De nombreuses personnes choisissent les plantes automatiques, une excellente option pour ce type de culture. En plus d’être des plantes qui ne grandissent pas beaucoup, elles peuvent se récolter avant les autres en fonction du moment de la plantation et grâce à leur capacité à fleurir indépendamment de la photopériode naturelle. Cela permet de réduire les problèmes avec les voleurs, la police et les curieux qui cherchent les cultures de guerilla. Suivant le climat il est même possible de réaliser 2 ou 3 récolte d’extérieur par an avec les graines automatiques ou avec des boutures, comme nous l’avons vu dans notre article sur la culture en extérieur hors saison.

Choisir la bonne variété et l’emplacement correct est fondamental.

Quelque que soit le type de graines ou de boutures choisi, il est recommandable de donner une petite période de croissance à la maison et emmener les plantes sur le spot de guerilla une fois qu’elles auront un peu poussés. Les plantules qui proviennent de graines féminisées et les boutures récemment enracinées sont fragiles face aux conditions atmosphériques, mais également face aux insectes et prédateurs, les transplanter après quelques jours de vie augmente les possibilités d’arriver jusqu’à la récolte.

Choix et préparation du terrain pour la culture

Il s’agit d’un aspect fondamental, il ne sert à rien de choisir une bonne variété si nous ne la plaçons pas dans un endroit optimal pour son développement. Nous devons suivre les mêmes principes que lors de n’importe quelle culture en extérieur pour ce qui est de la hauteur, de l’orientation et de l’exposition solaire : essayer de ne pas dépasser les 700-800 mètres, situer les plantes dans un endroit orienté au Sud ou à l’Est et avec le plus possible de soleil direct. D’autres facteurs entrent en compte, comme l’accessibilité à une source d’eau, le vent ou les animaux sauvages, qui compliquent un peu ce type de culture. Essayer de faire en sorte que les plantes reçoivent le plus possible de lumière directement depuis la lever du soleil afin d’aider à l’évaporation de la rosée et éviter ainsi l’apparition de champignons sur les fleurs.

L’idéal est un endroit proche d’une source d’eau, nous pourrons ainsi effectuer un bon arrosage à chaque visite des plantes sans avoir à charger de l’eau, il est en effet quelque peu suspect de croiser quelqu’un avec des bidons d’eau en forêt. Certains cultivateurs placent leur culture proche du lit d’une rivière ou d’un torrent, de cette façon la plante peut absorber l’eau dans le sol quand cela est nécessaire, même si les pluies de fin d’été – parfois torrentielles pour certaines zones méditerranéennes – peuvent arracher les plantes quelques jours avant la récolte.

Culture de guerilla en floraison sans problèmes

Il existe différents trucs qui permettent de limiter les arrosages, comme l’utilisation de polymères mélangés dans le substrat, qui absorbent l’eau en arrosant et la libèrent au fur et à mesure que le substrat sèche. Il est également possible de mettre en pratique le mulching, une couverture de paille ou d’autres plantes qui se dépose sur le substrat afin que ce dernier ne sèche pas trop vite. L’idéal dans le cas où le substrat de l’emplacement choisi ne soit pas adapté pour le cannabis c’est de creuser un trou et le remplir avec un bon substrat de culture, auquel nous pourrons ajouter un peu de fibre de coco ou de la tourbe (si ce n’est pas déjà inclus), des polymères et des fertilisants solides de libération lente, comme nous le verrons ensuite. Certains cultivateurs, enterrent un plastique troué à 4-5 cm dans le sol, cela laisse l’eau se filtrer jusqu’en bas mais empêche fortement sont évaporation.

En effet, nous pouvons trouver sur le marché un grand nombre d’engrais solides de libération lente, parfaits pour ce type de culture. Les Guerilla Tabs fonctionnent parfaitement, de même que la gamme GK Organics de Guanokalong, Nutrihemp de Trabe ou les engrais solides de Terralba. Vous pouvez faire un premier mélange pour la croissance de la plante, et ajouter plus d’engrais quand elle commencera à fleurir. Dans certains cas il est également possible de dégager un peu le terrain, de déposer un sac de terreau sur le sol, du All Mix de Biobizz par exemple. Un trou est effectué sur la partie supérieure et on plante ici la petite plante ou la bouture, qui disposera d’une bonne quantité de substrat de qualité pour développer son système racinaire et se nourrir. Il est également possible de percer le sac par le fond, de façon que les racines pénètrent dans le sol une fois le sac colonisé. Il est conseillé de recouvrir le sac de terre ou de matière végétale pour optimiser la discrétion.

Un autre aspect à prendre en compte c’est le choix de la zone de culture, elle doit être éloignée des habitations, des chemins ou des routes, suffisamment pour éviter les problèmes avec l’odeur intense que dégageront les plantes une fois en floraison. En forêt on trouve de nombreux petits chemins utilisés par les animaux pour se déplacer entre la végétation, il faut éviter ces petits chemins, dans le cas contraire les animaux pourront manger ou écraser nos plantes. Il faut choisir un emplacement à l’abri des courants d’air forts – qui pourrait transporter l’odeur des plantes à des dizaines de mètres, en plus de casser les branches – afin de maintenir notre culture la plus discrète possible.

Le cannabis de guerilla peut donner d’excellents résultats

Un dernier, mais non moins important critère à prendre en compte est le camouflage de la zone de culture. Une fois que nous avons nos plantes à leur emplacement définitif, c’est une bonne idée d’utiliser les plantes proches pour camoufler notre culture, en faisant une sorte d’arène autour des plantes, il suffira ainsi de retirer ou une deux plantes pour avoir accès au jardin. En plus de camoufler les plantes, ce système dissuade de nombreux animaux. Dans notre article sur comment cacher une culture de cannabis vous trouverez plus d’idée pour que personne ne découvre vos plantes. Il y a aussi des cultivateurs qui aspergent les alentours de leur culture avec des produits pour éloigner les animaux (notre propre urine fonctionne très bien) pour éviter que ces derniers s’approchent des plantes.

Il y a des cultivateurs qui répartissent leurs plantes dans différents espaces de cultures au sein d’une zone relativement petite, ils peuvent ainsi les visiter toutes sans problème le même jour. De cette façon, si l’une d’elle est découverte ou si elle meurt pour une raison ou une autre il en restera toujours d’autres pour assurer la récolte. Les plus impliqués installent des caméras de surveillance ou de chasse pour visualiser l’état des plantes et s’assurer de leur santé.

Culture de cannabis en guerilla

Comme nous vous l’avons commenté, l’un des principaux besoin de ce type de culture est une floraison la plus courte possible. Nous pouvons utiliser des graines automatiques que nous mettrons à germer à la maison et que nous transplanterons dans le spot définitif quand elles auront un peut grandi. Il est possible de faire la même chose avec des boutures de plantes mères, qu’il faudra sortir à l’extérieur à partir de juin. Si ce sont des graines féminisées classiques qui sont utilisées, il est possible de les mettre à germer à la maison et de les transplanter dans la culture de guerilla quand elles auront 25cm de hauteur et qu’elles seront moins sensibles aux attaques d’insectes, chenilles, etc.

Le cannabis à besoin de lumière, d’eau et de bons nutriments.

A chaque visite des plantes il est préférable de leur donner un bon arrosage (n’allez pas les voir s’il vient de pleuvoir, faites-le après plusieurs jours), fouillez la zone pour trouver des indices d’une possible intrusion, ajoutez de l’engrais si nécessaire et appliquer des préventifs contre les insectes et les champignons de spectre large, comme par exemple le savon potassique Oleatbio de Trabe ou Urtifer, une farine d’ortie de la même marque. Si cela est nécessaire, et si nous voyons que les plantes poussent trop en hauteur, il est possible de les plier ou de tailler les pointes pour conserver la discrétion.

Si les plantes ont une bonne santé, sans carences en nutriments ni parasites d’aucun type, il suffit de les maintenir hydratées et croiser les doigts pour ne pas avoir de visite surprise et pouvoir récolter sans problème. Rappelez-vous que cette méthode de culture entraîne une série de risques légaux qu’il faut prendre en compte.

En vous souhaitant de bonnes cultures !

14 commentaires


14 comments on “Culture de cannabis en guerilla

  1. ppn

    Bonjour et merci pour cet intéressant article!

    Une petite question svp, je cultive depuis plusieurs années sur le même emplacement et il se trouve que bien que je réussisse à obtenir des récoltes conséquentes mes plantes ont toutes des feuilles vertes pâles…. seul ma Cheese est bien verte, Tangie Kosher, Jamaican dream et Critical Plus sont beaucoup plus pâles…

    Auriez vous un conseil s’il vous plait?

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour PPN,

      Si les plantes sont jaunes durant la croissance ou durant la période de production des têtes est un problème. Si les feuilles jaunissent durant les premières semaines de floraison cela est surement dut à une carence en azote, étant donné que les plantes en consomment beaucoup durant cette période. Je vous conseil donc d’apporter un peu plus d’azote quand vous voyez que les plantes commencent juste à produire les premières fleurs.
      Pour cela vous pouvez utiliser de la Farine de poisson de Terralba, ou du BAC OrganiK Grow.

      A bientôt

  2. ppn

    Merci Jerôme,

    J’utilisais du fumier de cheval dont je dispose en quantité et le faisais macérer pour faire une sorte de purin que je mélange à l’eau au rythme d’un arrosage sur trois pour le début de floraison, avant cela j’utilise plutôt du purin d’ortie.
    Et maintenant j’utilise un engrais bio très riche en potasse (0-0-30!).

    Je devrais peut être faire un mélange de purin d’ortie et de purin de fumier de cheval afin d’avoir plus d’azote…?

    Si je peux je préfère utiliser les « engrais » que je peux faire moi-même, cependant je ne connais pas de purin permettant d’éliminer l’azote de l’équation pour la fin de floraison… ceux que je connais sont très riche en azote (je pense).

    Autre problème: des sangliers ont déterrés plusieurs pieds, je les ais replantés mais que puis je faire pour accélérer la reprise des racines?

    Merci d’avance

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Ppn,

      Effectivement en engrais « maison » tous ce que je connais est également riche en azote.
      Vous pouvez essayer de mélanger votre purin d’ortie avec le purin de fumier de cheval pour augmenter les doses d’azotes en effet. Sinon concentré d’avantage de purin dans votre eau d’arrosage.
      Pour la reprise des racines il faudra utiliser de la microvie type trichoderma et des produit comme le Bio-rhizotonic.

      A bientôt

  3. sebastien

    Bonjour à tous,
    en fait j’aimerais un petit conseil .

    j’ai fait gérmé des plants du pays ici , mais en pot et exterieur depuis un mois ( serre ouverte ) .

    avec la période de gérmination cela fait mnt depuis fin mai .

    Elles sont grandes mais il n’y as toujours pas de floraison , est-ce normal ?

    Car j’avais entendu parler de 9 à 12 semaines pour des cultures en interieur avec éclairage , donc je me pose la question .

    merci de vos conseils

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Sebastien,

      Les plantes de cannabis commencent à fleurir dans nos régions, durant le mois d’aout plus ou moins. Si vous n’avez pas la moindre trace de fleurs sur vos plantes, cela peut être du à une polution lumineuse qui les empêchent de fleurir. Il sera malheureusement un peu tard pour déclencher la floraison, les températures ont déjà bien baissé.

      A bientôt

  4. sebastien

    d’accord ,

    je verrai avec le temps .

    par contre le fais de les avoirs gérmé en mai était ce normal de rien avoir jusqu’a présent ?

    j’ai planter egalement tardivement de la K-13haze, early maroc et lemon og candy en pleine terre .
    environ le 20juillet .

    Avec les température en baisse donnerons t’elle quelque chose malgré tout ?

    merci à vous .

    et si mes plants pays donne rien alors je ferra du beurre mdr et du compost avec 😉

    merci à vous

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Sebastien,

      Non, comme dit précédemment, cela n’est pas normal. Mai est une bonne époque pour planter.
      Avec les températures basses, vous risquez des problèmes de moisissures.

      A bientôt

  5. ZomB

    Bonjour,

    Ayant fait plusieurs culture en out, j’ai un petit soucy de climat cette année…de plus je suis en altitude.
    Plants en pleine terre, est il possible d’une manière ou d’une autre de les mener a maturité sous HPS en intérieur..? je sais ma question parait bizarre. Si je transplante est ce que la plante beug? Désolé mais le temps extérieur me fait déprimé :((

    Merci d’avance.

    Cordialement,

    ZomB

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour ZomB,

      Vous pouvez mettre vos plantes en intérieur sous lampes sans problème, du moment que vous respectez la photopériode.

      A bientôt

  6. ZomB

    Super, Merci pour votre réponse :)! j’ai l’impression que le temps vas ce stabilisé.

    ( on parle bien de plant en pleine terre , pas en pot..)

    Encore Danke, Bon Weedkend !

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour ZomB,

      En effet, en pleine terre vous ne pourrez pas déterrer les plantes pour les mettre en intérieur.

      A bientôt

  7. Sébastien

    Bonjour à vous j’aimerais savoir quand est-ce que je dois récolter des plants.

    J’ai commencé un peu tard en plein terre et elle pousse Encore.

    Mais le temp de refroidissant je me demandais. Autre chose, que puis je faire des plants mâle ??

    Merci à vous.

    1. Vincent

      Bonjour, il faudra observer les glandes de résine pour déterminer la maturité des plantes (voir: Quand récolter?). Les plantes mâles sont à éliminer dès le début de floraison, on peut par exemple les utiliser en cuisine cannabique. À bientôt!

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