La chaine alimentaire du sol durant la culture de cannabis

Même si cela ne représente pas une réelle nouveauté pour les cultivateurs de cannabis les plus expérimentés, notamment grâce à des auteurs tels qu’Elaine Ingham qui soutient la culture organique grâce à la vie microbienne depuis les années 90, ou comme le prouve également le récent succès du livre « Teaming with microbes » de Jeff Lowenfels, ce type de culture est relativement récent pour de nombreux cultivateurs de cannabis. Dans la plupart des cas le cultivateur sera surpris par la vigueur de la croissance et l’augmentation de la récolte, mais également par la production de terpènes aromatiques de la part des plantes.

Le terme « soil food web » (chaîne alimentaire du sol) a été inventé par Elaine Ingham pour faire référence à la série de relations établies entre les divers organismes qui habitent dans le sol. Cet ensemble de relations est vital afin de posséder un sol vivant et des plantes saines (de nombreux cultivateurs recherchent le meilleur substrat et la meilleure nutrition possible, mais oublient l’importance de la biologie du sol dans un jardin sain). Il ne suffit pas de se focaliser sur la partie aérienne des plantes, et oublier l’infinité d’interactions qui se produisent au niveau du sol.

La chaîne alimentaire du sol

La chaîne alimentaire du sol

Observer le monde complexe de la vie microbienne et se faire une idée de son échelle réelle sans l’aide d’un microscope est très difficile. Pour vous donner un point de référence, on estime qu’il est possible de trouver dans une poignée d’un sol riche, plus de micro-organismes qu’il n’a vécu d’êtres humains sur la planète, c’est-à-dire un trillion de bactéries, 10 000 protozoaires, 10 000 nématodes et prêt de 25 km d’hyphes fongique. Mais quel rôle ont-ils réellement ? Comment aident-ils nos plantes ? Et comment pouvons-nous aider cet équilibre et maximiser ainsi le rendement de nos cultures ? Dans cet article nous verrons ce que sont ces micro-organismes et la façon dont ils interagissent entre eux pour ainsi améliorer nos sols ainsi que la qualité et la production des plantes de cannabis.

Fonctionnement de la micro-vie et des plantes dans le substrat

En quoi consiste donc la chaîne alimentaire du sol ? Alors que dans le règne animal cette chaîne représente un simple et linéaire transfert d’énergie (de l’herbe à la gazelle, jusqu’au lion) les relations entre les micro-organismes du sol sont beaucoup plus complexes, en effet cette énergie se transmet d’une façon variable, interchangeable et avec une tendance cyclique plutôt que linéaire.

La plupart des énergies incluses dans cette chaîne alimentaire du sol proviennent de la photosynthèse des plantes, qui associée aux minéraux et au CO2 permet de former des composants organiques. Ces derniers servent d’aliments aux bactéries et aux champignons spécialistes chargés de décomposer et de digérer la matière végétale morte qu’ils excrètent pour en faire un nutriment disponible pour les plantes, mais ce n’est pas tout, ils sont également attirés par les hydrates de carbones et les protéines produites par les racines, connues comme exsudat de la racine, qui leur sert d’alimentation. Ces exsudats font varier leur composition chimique en fonction de l’état de développement des plantes, attirant ainsi les micro-organismes dont elles ont besoin en fonction de leur état. Il est estimé que les plantes peuvent libérer jusqu’à 20% de leur production photosynthétique en exsudat, ce qui démontre l’importance de ce dernier dans la biologie du sol et pour la santé des plantes.

Les plantes ont besoin d’un sol vivant et riche pour se développer correctement (Photo : NRCS)

Les plantes ont besoin d’un sol vivant et riche pour se développer correctement (Photo : NRCS)

Principaux organismes du sol

La base de la chaîne alimentaire du sol est formée par des champignons et des bactéries, ces bactéries pouvant être ajoutées avec des produits comme le bactrex de biotabs par exemple. Ces dernières survivent en s’alimentant de matières organiques et des exsudats des racines. Les nutriments et sucres ingérés restent stockés dans leur organisme et sont libérés dans le sol quand les nématodes, protozoaires, arthropodes et vers en ont besoin. Voici les principaux acteurs de cette chaîne :

Les bactéries sont des décomposeurs primaires de matière organique. Elles produisent et stockent des nutriments qui sont par la suite libérés dans le sol, alimentent des protozoaires et nématodes, facilitent le mouvement de l’eau et sont essentiels pour la structure du sol en maintenant ses particules jointes grâce à ce limon bactérien. Elles aident à réguler le pH et donc à assimiler les nutriments, en établissant des relations symbiotiques avec les plantes. Si les conditions sont favorables, les bactéries bénéfiques seront chargées d’empêcher une invasion de pathogènes et elles coloniseront n’importe quel point d’infection possible, en aidant en grande partie à la prévention des parasites et des maladies.

Les champignons sont également des décomposeurs primaires de matière organique, ils traitent, stockent et redistribuent les nutriments. Les champignons sont, en même temps, des prédateurs de nématodes et une source d’alimentation pour eux. Certains sont capables d’établir des associations de mycorhizes avec les plantes (plus de 80% des plantes forment ces associations), une sorte de relation symbiotique durant laquelle les champignons apportent de l’eau, des enzymes ainsi que des nutriments et reçoivent en retour des exsudats de la racine, les plantes étirent alors leurs racines à travers des hyphes fongiques qui colonisent le sol. Des champignons bénéfiques comme le Trichoderma activent les défenses naturelles des plantes contre les pathogènes responsables de maladies telles que le Botrytis.

Trichoderma

Trichoderma

Les protozoaires sont des organismes unicellulaires (ni champignons, ni bactéries, ni algues) qui s’alimentent de bactéries, en libérant ainsi les nutriments stockés comme les excréments par exemple, dans la zone des racines. Ils permettent de contrôler la population de bactéries et de nématodes (aussi bien comme prédateurs que dans la compétition pour les ressources disponibles) et en même temps ils sont une source de nourriture pour les nématodes prédatrices. Les protozoaires ont besoin d’un sol humide ou bien aéré, de plus nous savons qu’une population saine et variée de protozoaires est absolument essentielle pour la présence de vers de terre.

Les nématodes sont de minuscules ascarides; certaines espèces s’alimentent de matière végétal, d’autres de bactéries ou de champignons, alors que les espèces prédatrices le fond avec des protozoaires, nématodes, larves ou autres espèces habitant dans le sol, incluant même des limaces. L’action des nématodes libère des nutriments dans le sol, transporte des bactéries à différentes parties du substrat et accroît l’activité fongique, en accélérant le processus de décomposition de la matière organique. Les nématodes ont besoin d’un sol poreux pour pouvoir se déplacer, ils mourront si ce dernier devient trop compact.

Cochenilles d’humidité (Photo : Woodlouse)

Cochenilles d’humidité (Photo : Woodlouse)

Les arthropodes du sol comme les cochenilles d’humidité (oniscideas), les acariens, les fourmis, les termites ou les collemboles triturent la matière végétale en s’alimentant, cela accélère ainsi la décomposition et améliore la structure du sol et l’activité microbienne, en libérant des nutriments et des bactéries dans la rhizosphère. Les espèces prédatrices s’alimentent d’autre arthropodes, équilibrant ainsi le nombre d’arthropodes moins bénéfiques comme cela arrive avec le Hypoaspis Miles, un acarien du sol qui représente une menace pour les larves de mouches de terreau.

Les vers de terre sont, sans aucun doute, les membres les plus facilement identifiables au sein de la chaîne alimentaire du sol, et leurs bénéfices sont variés. Ils remuent et aèrent le sol, le triturent et digèrent de la matière organique, ils alimentent les champignons et les bactéries, produisent des enzymes et des composés riches en minéraux, ils améliorent également la structure, la fertilité, le drainage et le pH du substrat. Les vers optimisent le sol en ajoutant de la matière organique et augmentent son CEC (Cation Exchange Capacity, capacité d’échange cationique ou, autrement dit, la capacité du sol à stocker des nutriments). De plus, les enzymes produites par les bactéries dans les intestins des vers de terre peuvent rompre différents liens chimiques, le compost résultant de leur digestion sera donc beaucoup plus riche que le sol qu’ils ingèrent (10 fois plus de phosphore, 7 fois plus de potassium, 5 fois plus d’azote, 1,5 fois plus de calcium et d’autres macro et micro nutriments), il est également possible d’utiliser des produits résultants de ce processus comme le Bio Worm de GHE par exemple. Une population saine de vers de terre a besoin de conditions adéquates : une abondance de matière organique, une vie microbienne saine et suffisamment d’air et d’humidité. Un rapide coup d’œil au sol peut nous donner une idée de sa qualité, un sol avec des vers est un sol sain et fertile. Mais cela n’est pas suffisant, si ces conditions changent les vers migreront rapidement et étant donné ce qu’ils sont capables de faire pour notre jardin, il sera préférable que ces alliés sous-terrain restent avec nous !

Les vers améliorent les propriétés du sol (Photo : WDNR)

Les vers améliorent les propriétés du sol (Photo : WDNR)

Comment améliorer le sol de notre culture

En fonction des conditions de culture de cannabis, il sera toujours plus ou moins possible de profiter de la chaîne alimentaire du sol, que ce soit en intérieur comme en extérieur. Voici une série de conseils qui vous aideront à améliorer votre sol :

Ne pas creuser

Si le substrat est remué, la structure du sol, les petits tunnels des vers de terre mais également les délicats hyphes fongiques seront abîmés. Nous pouvons rajouter des nutriments pour le sol comme du compost sur la superficie du sol, ce sont les vers de terre qui seront alors chargés de les enterrer. Si nous souhaitons maintenir une vie microbienne saine il faut éviter de creuser la terre. Il est possible, dans le cas d’un paillage, de retirer 2-3cm maximum de la superficie du substrat et d’ajouter les nutriments de notre choix. La technique de culture connue comme « No-Till » ou « No-Dig » (sans creuser) est de plus en plus populaire chez les cultivateurs. Ils se rendent rapidement compte des avantages offerts par un sol vivant et non altéré. Il existe des exemples de cultures en intérieur, réalisées dans de grand pots et dans lesquels ont été effectuées 9 ou 10 cultures sans changer, ni remuer le substrat de culture. Selon les cultivateurs, la qualité de la récolte augmente après chaque culture, effectivement la vie microbienne présente est à chaque fois plus établie, acclimatée, stable et spécialisée.

Ne pas utiliser de produits chimiques

Pour de nombreux cultivateurs, il est évident de dire que les pesticides chimiques ont un impact important, aussi bien pour les espèces bénéfiques pour nos plantes que pour les parasites que nous souhaitons combattre, mais beaucoup d’entre eux ignorent que les fertilisants chimiques sont également synonymes d’une menace : les sels qu’ils contiennent sont irritants pour de nombreux organismes et ils peuvent produire des composants hautement acides ou alcalins, terriblement toxiques pour la vie dans le sol. L’utilisation de nutriments synthétiques cause également des déséquilibres nutritionnels dans le sol, favorisant son tassement et l’apparition de mauvaises herbes qui devraient être contrôlées par les organismes bénéfiques affectés, sans parler des dommages écologiques provoqués sur les cours d’eau à cause de l’écoulement des excès d’engrais pour le cannabis.

Culture « N-Till » pleine de vie (Photo : USDA NCRS)

Culture « N-Till » pleine de vie (Photo : USDA NCRS)

Couverture végétale et engrais verts

On entend parfois que les plantes que nous ne cultivons pas sont des « mauvaises herbes » et donc une concurrence dans nos cultures. C’est pour cela que de nombreux jardiniers se focalisent sur leur éradication, que ce soit par des méthodes mécaniques ou chimiques, elles sont quoi qu’il en soit, toutes préjudiciables pour la vie du sol, en plus d’être coûteuses. Et pourtant, si nous observons la Nature, les sols riches sont toujours recouverts d’un épais tapis vert et possèdent toujours de la diversité végétale. Il faut comprendre que la vie sur le sol est nécessaire pour la vie en dessous de celui-ci. Même s’il est vrai que certaines plantes peuvent être considérées comme de « mauvaise herbes » dont nous devrons empêcher leur développement dans notre jardin, la plupart des plantes qui poussent spontanément apportent de grands bénéfices pour le sol et également pour nos plantes.

Les engrais verts sont des plantes qui se cultivent entre les cycles de récoltes et qui sont arrachées et laissées sur le sol avant de semer la prochaine culture. Cela permet d’incorporer de la matière organique, de maintenir une vie microbienne et l’activité des vers à un niveau optimum, mais aussi de réduire l’érosion du substrat entre les récoltes.

Les couvertures végétales ont une fonction similaire, même si celles-ci se laissent durant toute la culture, comme une espèce de couverture vivante, aidant ainsi à conserver l’humidité du sol et à éviter l’apparition de « mauvaises herbes », elles représentent également un habitat idéal pour insectes bénéfiques. Loin d’égaler nos cultures au niveau des besoins en eau et en nutrition, les couvertures végétales aident en fait à équilibrer et améliorer les caractéristiques de notre substrat. Elles augmentent la micro-diversité et la disponibilité des nutriments en même temps qu’elles en incorporent depuis l’air, elles stockent leurs excès dans le sol pour les réintroduire postérieurement durant la décomposition.

Quand ces plantes poussent trop il suffit de les couper à ras et les laisser couvrir le sol pour être décomposées. À ce moment, il est possible d’ajouter quelques centimètres de terre en couverture afin de créer les conditions d’humidité favorables pour la décomposition et stimuler ainsi les vers à sortir à la superficie. Utiliser le plus grand nombre de plantes est recommandé, il faut également choisir les espèces qui améliorent le sol comme certains légumes ou herbes (luzerne, trèfle, seigle, orge) et d’autres qui servent à maintenir éloignés les parasites, comme l’ail, la menthe, ou la coriandre, en préférant toujours des plantes provenant de graines écologiques. Des fleurs comme le souci attirent les insectes bénéfiques comme les coccinelles ou les syrphes qui s’alimentent de pucerons et d’autres insectes indésirables de notre jardin. Certains prétendent que cultiver des bourraches ou de l’alquilea pourrait augmenter la production d’huiles essentielles !

L’orge est utilisé comme couverture verte avec d’excellents résultats

L’orge est utilisé comme couverture verte avec d’excellents résultats

Paillage

Si l’idée d’une couverture verte ne vous convient pas, vous pouvez tout de même utiliser un type de paillage organique pour couvrir le sol dénudé, il retiendra ainsi plus d’humidité et servira de refuge pour les micro-organismes bénéfiques et les vers. Ces derniers décomposeront et incorporeront le paillage dans le sol sous forme de nutriments. Il faut rajouter du paillage petit à petit afin de conserver la population de vers dans le jardin. La paille d’orge fonctionne très bien, même si n’importe quelle matière organique fibreuse peut fonctionner. Ne pas utiliser trop de matière verte fraîche, si non cela favorisera la décomposition anaérobie, ce qui menacera l’équilibre des microbes bénéfiques.

Inoculants Microbiens

Il est de plus en plus fréquent de voir sur le marché des inoculants fongiques de mycorhizes et de trichodermas, disponibles sous différentes formules. Normalement elles se commercialisent comme spores en état de léthargie sous forme de poudre, qui se mélange avec l’eau et se rajoute au substrat pour réussir à multiplier la microvie du sol. Le compost de vers de qualité est également riche en vie bénéfique et peut-être utilisé comme inoculant en plus des nutriments ; il est possible de l’appliquer sous forme d’une fine couche sur la superficie du sol ou de créer un thé de compost à utiliser pour l’arrosage.

Couverture de paille d'orge pour culture de cannabis

Couverture de paille d’orge pour culture de cannabis

Arrosage adapté à la vie microbienne

Un dernier point très important dans cette technique de culture est de ne pas utiliser le patron classique sécheresse/humidité/sécheresse/humidité durant l’arrosage du cannabis. La plupart de l’activité de la vie microbienne se trouve dans la zone supérieure du sol, une humidité constante sera donc vitale pour un développement correct. Si le sol sèche trop, de nombreux microbes meurent et d’autres restent en léthargie jusqu’à trouver des niveaux d’humidité permettant leur développement. Il est préférable que le substrat soit donc constamment humide, mais pas détrempé. Les couvertures végétales aident à maintenir une humidité correcte dans le substrat.

Nous espérons que cet article vous aura permis de connaître plus en profondeur cette intéressante et intelligente façon de cultiver. Un sol vivant présente de nombreux avantages par rapport à un sol inerte, cela permet d’obtenir des récoltes à la qualité supérieure, mais cela permet également aux plantes de développer plus facilement des racines, elles souffrent moins durant les rempotages, elles augmentent leur tolérance à la sécheresse et sont plus résistantes aux parasites et maladies, elles utilisent mieux les nutriments et évitent l’utilisation de pesticides chimiques.

26 commentaires


26 comments on “La chaine alimentaire du sol durant la culture de cannabis

  1. l'ardéchois

    salut alchimia, j’utilise beaucoup le paillis organique en extérieur comme le chanvre, la tonte de pelouse, ou les feuilles mortes pour des aromatiques ou des fleurs vivaces. Je me demandais si je pouvais également l’utiliser pour une culture de cannabis organique en intérieur, dans des pots de 11 litres avec substrat light mix + coco, engrais liquides bac organique, afin de développer cette micro vie du sol et espacer les arrosages (4 semaines de croissances et 8 à 9 semaines de floraison) ? merci !

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour L’ardéchois,

      C’est possible, certains cultivateurs le font, mais cela peut entrainer des problèmes au niveau des parasites ou des moisissures.

      A bientôt

  2. M. Landrace

    Bonjour,

    Conseillez donc vous de cultiver en intérieur en gardant le même substrat d’une sulfure à l’autre ?

    Cordialement

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour M. Landrace,

      Réutiliser le substrat d’une culture sur l’autre en intérieur est tout à fait possible, mais cela peut être délicat. Il faut absolument que la culture précédente ait été libre de parasites ou de moisissures. Il faudra ensuite ajouter un peu de microvie et des nutriments avant de réutiliser le substrat.

      A bientôt

  3. Juanito

    Excellent article,utilisant des mix de type super -soil depuis quelques années,je me suis demandé si il était possible d’utiliser les techniques de « permaculture » en indoor dans des pots.La technique de « no-till  » qui rejoins l’idée du semi sous couvert et de la permaculture est vraiment intéressante.

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Juanito,

      Même si ces techniques restent relativement peu communes dans le monde de la culture du cannabis, certains cultivateurs les pratiquent sans problème.

      A bientôt

  4. didier

    Bonjour,je suis novice en culture cannabis et j’aimerai connaitre le type de graines qu’il me faudrai pour une culture sous serre au pieds des pyrennees 400 metres altitude,la super limon haze ou la chill om seraient possible? cordialement

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Didier,

      La Super Lemon Haze ou la Chill Om pourront être adaptés. A cette altitude la plupart des variétés présentes dans notre catalogue pourront se cultiver sans problème.

      A bientôt

  5. joseph

    Bonjour,

    Je vous contacte pour avoir un avis technique.
    Voila, je souhaite préparer une « super terre » pour une culture en intérieur. L’objectif est d’arroser avec de l’eau pure uniquement.

    Voici la recette que j’ai imaginé :
    80 litres de Light Mix avec perlite (Plagron)
    20 litres de fibre de coco
    20 litres de Mega Worm (Plagon)
    500g de corne broyée (NPK 13-0-0)
    500g de sang séché (NPK 13-0-0)
    500g de Guano Guanokalong (NPK 1-10-1)
    500g de phosphate (NPK 0-29-0)
    200g de potasse (NPK 0-0-38)
    50g d’hydrolysat de Kelp (NPK 1-0-21)
    50ml de sel d’Epsom
    50ml de dolomite
    30ml d’azomite
    150g d’acide humique/fulvique
    quelques grammes de Mycotrex, Bactrex, et Bioponic Mix (je n’ai pas encore défini les quantités exactes)

    Je compte disposer cette « super terre » dans le fond des pots (1/3 du pot) et utiliser un terreau de base amélioré sur les 2/3 supérieurs composé de 80% de Light Mix Plagron + 20% de « super terre ».

    Est-ce que vous avez des remarques à faire sur ce mélange?

    Merci de votre réponse.
    Salutations.

    Joseph

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Joseph,

      Votre mélange me semble très bien. Il est cependant toujours un peu difficile de trouver les dosages du premier coup pour ce type de substrat, vous ferez surement quelques modifications pour les prochaines cultures, mais pour l’instant, cela me semble être une très bonne base !

      A bientôt

  6. Thomas

    Article très intèressant pour un cultivateur en herbe comme moi 😉 merci.

  7. Bichon

    Bonjour, tout d’abord merci pour votre excellent site, je souhaite faire pousser 4 graines autoflo ( widow et ak ) en balcon. Je possède des smart pot 15L , engrais canna terra, pk 13/14, boost et rhizotonic. Substrat light mix plagron. Je suis dans le nord de la france, plus particulièrement en bord de mer. Un balcon orienté sud. Pouvez vous me dire si il faut pratiquer un traitement préventif phytosanitaire et si oui, lequel?

    Merci d’avance et une excellente journée à vous.

    Cordialement.

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Bichon,

      Personellement je réalise une pulvérisation foliaire par semaine d’huile de neem et de propolis en traitement préventif durant la croissance.

      A bientôt

  8. Martine Reboul Depardieu

    Bonjour,
    Je fais une culture de cannabis en extérieur sous serre, terre de jardin tout à fait naturelle. Puis-je ou dois-je ajouter quelques engrais bio adaptés durant les différentes phases de croissance et de floraison? Me conseillez-vous de mettre un paillage de chanvre 100% naturel aux pieds de mes plantes?

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Martine,Les plantes ont besoin de nutriments pour survivre. Vous pouvez rajouter du guano ou du lombricompost par exemple. Le paillage n’est pas nécessaire.A bientôt

  9. Jean-François

    Bonjour a vous super boulot que vous ;)g a pris bcp avec vous c pour savoir ma gamme d’engrais et biobizz interieur et exterrieur c pour savoir si je peut admettre en plus la gamme d’engrais bio technologie quel produit et quel dosage svp me conseille vous si c possible merci de votre reponse bonne journée; )

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Jean-françois,

      Il est préférable d’utiliser des gammes complètes, il faudra donc choisir entre votre gamme BioBizz (organique) ou celle de Bio Technologie (minéral).

      A bientôt

  10. Zizoukush

    Bonjour,

    Je viens de faire germer 6 graines et les mettre en pastille de tourbe que j’ai préalablement réhydratées avec du root juice et du bactrex. Lors de ma précédente culture j’avais utilisé des mycorhizes et j’ai été très satisfait des résultats : des plantes plus saines plus longtemps et résistants mieux aux erreurs.

    Voilà du coup j’ai voulu essayer bactrex pensant que c’était des mycorhizes avec des bactéries en plus. En fait ce sont des bactéries et des trichodermas. Ma question est : quelle différence entre myco et tricho? Est-il indispensable d’ajouter des mycho lors de mon 1er rempotage lorsque les racines sortiront des tourbes ou juste conseillé? Quel bénéfice en tirer?

    Enfin les enzymes sont elles un vrai plus dans cette optique 100% organique? De même que la mélasse, ou c’est juste des petits plus pas vraiment exceptionnels?

    Désolé pour toutes ces questions car même en relisant cet article et même si je comprends bien les bénéfices des bactéries bénéfiques et champignons, je ne suis pas sûr d’avoir compris les différences qui existent entre eux. Merci à vous d’avance.

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Zizoukush,

      Les mycorhize et les trichodermas sont deux types de champignons bénéfiques différents. L’utilisation des mycorhize n’est pas obligatoire mais conseillé. Plus la terre aura de vie microorganiques, plus les plantes seront résistantes, avec de belles racines …
      La mélasse permettra de nourrir toute cette vie organique, elle sera donc vivement conseillée. Les enzymes par contre ne seront pas nécessaire si vous cultiver en organique, elles seront naturelement présentes dans le terreau.

      A bientôt

  11. tuille

    bonjour , je voulais savoir si c est bactérie qui vise à contaminer les chenille vertes qui mange les feuilles ne change en rien le bon développement du cannabis et ces propriétés ? Le Baccillus Thurengiensis est une bactérie vivante qui, ingérée par les chenilles en même temps que les parties de plante traitée, entraîne rapidement leur mort. merci .
    le paillage dans des pots de 18 litres pour des autoflo est il une bonne idée ou un nid à bactéries et autre ? (Charente maritime ,France) merci

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Tuille,

      Il n’y aura aucun problème pour vos plantes avec l’utilisaiton du Baccilus Thurengiensis.
      Le paillage pourra très bien fonctionner pour la culture de vos autoflo, n’hésitez pas à rajouter des bacteries dans votre culture.

      A bientôt

  12. Lou

    Salut Alchimia et les alchimistes 😀
    Ca va faire une petite dizaine d’années que je cultive en no-dig, sans intrants chimiques (depuis peu sans intrants du tout, juste du foin en épaisse couche), les cultures se passent toujours très bien à condition de ne pas planter trop tôt (la nitrification, transformation des nitrates en matière assimilable par les plantes par les micro-organisme se faisant à partir d’un température de sol de 14°C et augmentant exponentiellement avec la température), par contre les trichomes sont quasiment toujours 50/50 bruns laiteux alors que la senescence n’en est qu’à ses débuts voire n’a pas encore commencé.
    Avec une bonne session de séchage lente dans le noir la majorité de la chlorophylle est dégradée, mais avec certaines variétés pas totalement.
    Des idées pour pallier à ce soucis ?
    Merci 🙂

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour Lou,

      Il s’agit en effet d’une difficulté que rencontre souvent les cultivateurs en no-dig avec un substrat enrichie, la sénescence à du mal à apparaitre et les plantes restent bien vertes au moment de la récolte. Vous pourriez essayer de pratiquer un Gold Ring ou de placer une vis dans le tronc en fin de floraison pour stresser les plantes et voir la sénescence apparaitre un peu plus tôt.

      A bientôt

  13. David

    Bonjour. Je cultive en pots . Je n’ai pas pris de races automatique et je n’ai pas utilisé de pots intermédiaires. Malgré que j’engraisse bien je voudrai savoir les conséquences pour là plante ?

    Merci d’avance pour votre réponse.

    David. À bientôt

    1. Jerome Alchimia Auteur

      Bonjour David,

      Cultiver de petites plantes dans de grands pots complique la gestion de l’arrosage, mais si cela est réalisé correctement la plante pourra se développer sans souci.

      A bientôt

  14. David

    Merci Jérôme pour vôtre réponse .

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